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Variétés de betterave fourragèreUn rendement moyen de 16 tMS/ha, soit 19.000 Ulf/ha

Un rendement moyen de 16 tMS/ha, soit 19.000 Ulf/ha

Les rendements 2013 du réseau d’essai de variétés de betterave fourragère dans l’Ouest et le Centre dépassent les 100 tonnes brutes/ha en moyenne, soit environ 16 tonnes de matière sèche à l‘hectare d’un aliment pour bovins appétent et très riche en énergie.

betterave fourragère
En 2013, quatre essais ont été mis en place dans le Calvados, l'Ille-et-Vilaine, le Nord et le Loiret pour la zone infestée de rhizomanie. Semés fin mars, ils ont été récoltés entre le 16 et le 23 octobre 2013. (©Geves)

« Avec un début d’année déficitaire en termes de somme de températures, surtout dans l’ouest de la France, qui en plus a connu un été sec, nous pouvions nous attendre à des taux de matière sèche plus faibles que les années précédentes, fait remarquer l’Adbfm (Association pour le Développement de la Betterave Fourragère Monogerme). Mais les essais n’ont pas déçu, la betterave fourragère est une culture sur laquelle on peut compter. Elle assure une stabilité de rendement d’année en année car son cycle lui permet de s’adapter aux différentes situations climatiques. Son pouvoir de récupération en début d’automne lui confère une place de choix pour sécuriser l’alimentation des troupeaux. »

De 88 à 120 tonnes/ha

Dans le réseau d’essais de l’Adbfm, les rendements nets de 2013 sont en moyenne supérieurs à 100 t/ha mais avec des disparités entre les régions car les rendements s’étalent de 88 t/ha pour l’Ouest à 120 t/ha pour la Normandie. La teneur en matière sèche est en revanche particulièrement stable sur les différents sites avec un taux moyen de 15,2 %. Le rendement en matière sèche est en moyenne de 16 t/ha ce qui permet d’assurer une production d’environ 19.000 Ufl/ha.

Pour assurer une bonne population/ha, il faut viser un peuplement optimal de 90.000 plantes à la récolte par hectare. Il convient de semer à la densité de 120.000 graines/ha avec un écartement de 45 cm entre les rangs pour un effet « étouffant sur les adventices » et 18 cm entre les plantes. Ceci est d’autant plus vrai en conditions délicates.

Résistance à la rhizomanie

Un essai est également implanté en zone infestée de rhizomanie. La pression maladie a été moindre cette année mais il existe malgré tout, entre les variétés sensibles et tolérantes, des écarts de l’ordre de 10 % sur la teneur en matière sèche et le rendement net/ha et de près de 20 % pour le rendement en matière sèche/ha.

Une quinzaine de variétés ont été testées cette année, dont deux pour la première fois : Brunium (sucrière fourragère résistante au rhizoctone brun) qui atteint 102 % du rendement témoin, soit 16,92 tMS/ha, et Caribou (fourragère sucrière résistante à la rhizomanie) arrive à 99 % du rendement. A noter dans cette dernière catégorie, les bons résultats des variétés Minotaure (105 %, 16,71 tMS/ha) et Splendide (106 %, 16,82 tMS/ha).

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