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[Data] Prix du foncier en Europe en 2019Le prix des terres agricoles dans les pays européens, région par région

La dernière mise à jour des prix européens du foncier agricole par Eurostat confirme les écarts importants entre les pays. Selon ces chiffres de 2019, la France fait ainsi partie des pays où les terres sont les moins chères, avec une moyenne à 6 000 €/ha, soit onze fois moins qu’aux Pays-Bas qui occupent le haut du tableau à 69 632 €/ha. C’est en Croatie que les prix sont les moins élevés, avec une moyenne de 3 395 €/ha.

Les prix du foncier agricoles varient très fortement entre les pays européens.
Les prix du foncier agricole varient très fortement entre les pays européens. (©Pixabay)
 

Eurostat a mis à jour en février dernier les chiffres des prix du foncier agricole en Europe avec les données de 2019. Si on observe quelques changements par rapport à la précédente mise à jour (chiffres de 2016), force est de constater qu’entre les pays et entre les régions, les prix font toujours le grand écart. À noter que les données pour la Belgique, l’Allemagne, le Royaume-Uni, Chypre, Malte, l’Autriche et le Portugal ne sont pas disponibles.

Des écarts de prix très importants entre régions européennes

Le prix le plus bas s’observe en Suède dans la région Övre Norrland, à 1 624 €/ha, contre près de 134 000 €/ha aux îles Canaries. Si l’on met de côté cette exception, c’est aux Pays-Bas, dans le Noord Holland, que les terres arables se vendent le plus cher, à 82 710 €/ha en moyenne.

Les Pays-Bas sont, d’ailleurs, le pays d’Europe où les prix du foncier agricole sont les plus élevés, à 69 632 €/ha en moyenne en 2019. Ils sont les plus bas dans les pays d’Europe de l’Est : 3 395 €/ha en Croatie, pays où les prix des terres sont les plus bas, 3 361 €/ha en Estonie, 3 922 €/ha en Lettonie. À l’inverse, les terres sont chères en Italie, à 34 156 €/ha en moyenne, et en Irlande, à 28 068 €/ha.

Pourquoi ces différences de prix ?

Le niveau du prix du foncier agricole dépend de plusieurs facteurs, comme la législation, la disponibilité des terres ou les revenus des agriculteurs. Ainsi, en France, la conjoncture agricole n’influence pas vraiment les prix du foncier, qui sont stables depuis quelques années. La faible réactivité du marché foncier aux politiques nationales comme européennes s’explique également par l’encadrement très strict des fermages. En revanche, dans certains pays comme le Danemark, les prix sont directement liés aux revenus agricoles et à la réglementation qui peut les affecter. Entre 2016 et 2019, parallèlement à un renforcement des contraintes environnementales, les prix ont donc diminué dans ce pays, passant de 21 202 €/ha en moyenne à 17 580 €/ha.

Aux Pays-Bas, c’est la faiblesse de l’offre en foncier agricole qui justifie ces niveaux de prix. D’autres facteurs peuvent également peser, comme la facilité ou non de modifier l’usage des terres, ou la forte valeur ajoutée des productions. Le coût des transactions, plus ou moins élevé entre les pays (frais d’agence, de notaire, droits de mutation…), a également une importance, puisqu’il diminue les capacités de financement, et donc les prix, lorsqu’il est élevé.

Journaliste politique et économie

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