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SécheresseLa FNSEA appelle à une mobilisation accrue des pouvoirs publics

La FNSEA demande un accompagnement immédiat des agriculteurs face à la sécheresse exceptionnelle qui frappe le pays (image d'illustration). (©Pixabay)
La FNSEA demande un accompagnement immédiat des agriculteurs face à la sécheresse exceptionnelle qui frappe le pays (image d'illustration). (©Pixabay)

Alors que les conséquences de la sécheresse sont de plus en plus importantes sur la production agricole, la FNSEA demande un accompagnement immédiat des agriculteurs face à une situation inédite, qui risque d’avoir des impacts sur l’alimentation. Le syndicat rappelle ainsi l’importance de prioriser la gestion de l’eau vers la production alimentaire.

Si la Première ministre Elisabeth Borne a annoncé vendredi dernier la mise en place d’une cellule interministérielle de crise face à la sécheresse qui frappe actuellement le pays, la FNSEA appelle à « une mobilisation accrue de tous les interlocuteurs » pour aider l’agriculture à passer ce moment difficile.

« Nous demandons un accompagnement immédiat des agriculteurs par des mesures de soutien en matière de trésorerie : banques, assureurs, caisses de MSA, fournisseurs, administration fiscale… doivent répondre présents face à cette situation d'urgence. Il est également nécessaire que tous les services administratifs prennent immédiatement acte du caractère de force majeur de la situation. Qu'il s'agisse de la gestion de l'usage de l'eau, dont les priorités doivent être orientées clairement vers les productions alimentaires ; qu'il s'agisse des dérogations à l'implantation des SIE (surface d'intérêt écologique), qui ne pourront lever faute d'eau, une approche pragmatique et solidaire doit s'imposer ! », indique le syndicat dans un communiqué envoyé le 5 août. « Des réunions cette semaine avec préfets pour faire le point sur les nappes d’eau », a précisé Christiane Lambert, président de la FNSEA, sur Radio Classique ce 8 août.

L’importance de stocker l’eau

Il faut qu’on change notre rapport à l’eau pour sauver l’agriculture et l’élevage, explique Christiane Lambert, rappelant que la France stocke très peu l’eau de pluie, comparativement à l’Espagne notamment.

« Les conclusions du Varenne de l'eau et du changement climatique doivent véritablement lever les freins à la constitution de réserves d'eau : c'est la première assurance récolte ! », souligne la FNSEA, pour qui la situation rend également d’autant plus urgents les derniers arbitrages concernant la réforme de l’assurance.

L’élevage particulièrement menacé

Les productions animales sont particulièrement impactées par la situation actuelle, rappelle également le syndicat. Entre les prairies totalement sèches, et la récolte de maïs qui sera fortement réduite, avec des épis sans grains à cause de la sécheresse, « il faudra compenser et acheter des aliments aujourd’hui à prix d’or », rappelle Christiane Lambert, puisque les coûts de l’alimentation ont flambé. Il sera indispensable de vendre la production plus cher pour compenser un minimum les hausses de coûts de production dans un contexte également de flambée des coûts de l’énergie.

« En trésorerie, ça va être dur, certains éleveurs n’ayant pas les moyens d’acheter du fourrage vont devoir vendre des animaux, ce qui signifie moins de production, et donc des prix qui vont augmenter », insiste Christiane Lambert.

Si les agriculteurs ont déjà modifié leurs pratiques pour tenir compte et atténuer le changement climatique, « les pratiques agricoles adaptées au climat et permettant notamment de réduire ou piéger les gaz à effet de serre doivent être davantage encouragées », rappelle par ailleurs la FNSEA.

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