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Filière laitièreAvec Stéphane Le Foll et 13 partenaires, la Fnpl signe son « Pacte laitier »

Avec Stéphane Le Foll et 13 partenaires, la Fnpl signe son « Pacte laitier »

La Fnpl a réuni les représentants de 13 organisations agricoles et banques ainsi que Stéphane Le Foll pour signer officiellement un pacte laitier. Un pacte présenté comme un « élan fédérateur » pour l’avenir de la filière laitière française.

Thierry Roquefeuil et Stéphane Le Foll
Thierry Roquefeuil, le président de la Fnpl, et Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture ont signé mercredi 26 novembre 2014 le Pacte laitier avec 12 autres représentants d'organisations agricoles et de banques. (©Terre-net Média)

Neuf mois après l’avoir annoncé lors de son congrès à Pontarlier, la Fnpl a accouché de son pacte laitier, que 13 partenaires – le ministère de l’Agriculture, trois banques et des organisations professionnelles de l’élevage – ont signé le 26 novembre 2014. Se posant en rôle de facilitateur, la branche laitière de la Fnsea indique vouloir « faire bouger les lignes » à l’approche de la fin des quotas et dans un contexte conjoncturel qui s’annonce difficile dans les mois à venir pour les producteurs de lait.

« Rien ne m’exaspère plus que ces défaitistes de tout poil qui hurlent à la mort de la filière et des producteurs mais qui ne proposent rien de nouveau », a ainsi lancé Thierry Roquefeuil, le président de la Fnpl, devant le ministre de l’Agriculture et les nombreux représentants signataires du pacte.

Près d’1 Milliard d'€/an pour moderniser les élevages laitiers

Le pacte laitier a été signé par 13 partenaires. Les banques se sont d’abord engagées à poursuivre l’accompagnement des éleveurs. La Fnpl estime entre 800 millions et 1 milliard d’euros par an le besoin de financement nécessaire pour les investissements de modernisation et de développement des exploitations laitières.

Le ministre de l’Agriculture est venu, lui, réaffirmer les engagements des pouvoirs publics. L’un des plus importants sera le développement, avec le Cniel et FranceAgriMer, de l’observatoire des volumes de lait au plan national et par bassin laitier.

Répondant à la demande de Thierry Roquefeuil, Stéphane Le Foll a indiqué que le décret d’application de la loi d’avenir concernant la reconnaissance des actifs pourrait être pris d’ici la fin 2014. « C’est un point crucial pour les éleveurs », a rappelé le président de la Fnpl, dans le cadre de la possibilité pour une Earl d’évoluer en Gaec.

La Fnpl attend aussi avec impatience la publication d’un autre décret d’application : celui de l’action de groupe des producteurs de lait dans le cadre de la loi sur la consommation dite loi Hamon.

Les mesures de déploiement du Cice (Crédit d’impôt compétitivité emploi) sont aussi intégrées au Pacte laitier. « Les dispositifs du pacte de responsabilité permettront aux exploitations laitières et aux exploitations mixtes lait-viande de bénéficier de 42 M€ d’allègement de charges supplémentaires en 2015 par rapport à 2014 », a précisé le ministre.

Elles aussi signataires du pacte, les Chambres d’agriculture intégreront un volet « suivi des volumes de lait produits » dans l’observatoire de l’installation, à partir du 1er janvier 2015, pour mieux connaître la typologie des nouvelles exploitations laitières au niveau national et régional.

Groupama Fédération, qui regroupe Groupama et Pacifica – Crédit agricole, mettront des moyens techniques et financiers pour développer l’assurance des prairies, ou assurance des fourrages.

Néanmoins, comme le reconnaît la Fnpl elle-même, « le pacte n’a pas l’ambition de résoudre tous les problèmes des producteurs de lait ». Et il ne contient pas l’essentiel attendu par les éleveurs, à savoir les outils européens de régulation nécessaires pour prévenir, ou tout au mieux gérer les crises. A la Confédération paysanne, qui a rappelé le matin même l’urgence de mettre en place ces outils, tout comme à la Fnpl, on s’inquiète de plus en plus des perspectives de prix dans les mois qui viennent.

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