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Première ministreL’écologie, un des plus gros chantiers d‘Elisabeth Borne à Matignon

La nouvelle première ministre Elisabeth Borne aura en charge la planification écologique. (©<a href="https://flickr.com/photos/145047505@N06/37190062412" target="_blank">Aron Urb (EU2017EE</a>), Creative Commons)
La nouvelle première ministre Elisabeth Borne aura en charge la planification écologique. (©Aron Urb (EU2017EE), Creative Commons)

Nommée Première ministre le 16 mai par Emmanuel Macron, Elisabeth Borne doit s’atteler à plusieurs gros dossiers, notamment la planification écologique. Un travail qu’elle souhaite mener « dans le dialogue » et « en associant davantage les forces vives de nos territoires ».

 

Ministre des transports en 2017, puis de la transition écologique en 2019 avant d’être nommée ministre du travail dans le gouvernement de Jean Castex, la nouvelle première ministre Elisabeth Borne, qui n’a jamais été élue, est plutôt considérée comme « technocrate ». 

Si la composition de son équipe gouvernementale sera connue d’ici la fin de la semaine, la Première ministre devra s’atteler à des chantiers très attendus, comme le pouvoir d’achat, les retraites, mais aussi la planification écologique, un dossier dont elle sera directement responsable, comme l’avait promis Emmanuel Macron lors de sa campagne. « Madame la Première ministre, Écologie, santé, éducation, plein-emploi, renaissance démocratique, Europe et sécurité : ensemble, avec le nouveau gouvernement, nous continuerons d’agir sans relâche pour les Françaises et les Français », a rappelé le président de la République à la nouvelle locataire de Matignon, qui a également œuvré comme directrice de cabinet de Ségolène Royal au ministère de l'écologie de 2014 à 2015.

« Les politiques publiques doivent se bâtir dans le dialogue »

« Les politiques publiques doivent se bâtir dans le dialogue, le dialogue avec les élus, les partenaires sociaux, les associations », a déclaré la nouvelle Première ministre lors de la passation de pouvoir avec son prédécesseur, le 16 mai.  

Sur la question du défi climatique et écologique, « il faut agir plus vite et plus fort et nous pourrons le faire en association davantage les forces vives de nos territoires. C’est tout le sens de la nouvelle méthode voulue par le président de la République », a-t-elle poursuivi, alors qu’Emmanuel Macron a souvent été critiqué, lors de son précédent quinquennat, pour sa propension à décider sans concertation avec les parties prenantes et les corps intermédiaires.

Une déclaration saluée par la FNSEA pour qui « il s'agit de donner à l'agriculture toute sa place dans les arbitrages de la planification écologique, dans un dialogue équilibré entre économie, écologie et production agricole durable, alors même que la question du revenu des agriculteurs reste en suspens depuis trop d'années ». Pour le syndicat, concilier production alimentaire et ambition climatique passera également par la nomination « d'un « Ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire » de plein exercice ».

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