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[Edito] Après les élections européennesParlement européen : demandez le programme !

Parlement européen : demandez le programme !

Et la Pac maintenant ? Quel est le programme du nouveau Parlement européen pour l'agriculture ? Avec quelle légitimité ?

C’est fait, les Européens ont choisi leur nouveau parlement pour cinq ans. Mais quelle sera sa légitimité. Car en moyenne dans les 28 Etats membres, le premier parti européen est d’abord celui de l’abstention. Or jamais les compétences du Parlement européen n’ont été aussi importantes. Il est même devenu incontournable dans le processus de décision de l’Union européenne.

En France, les agriculteurs ont fait exception. Ils se sont rendus massivement dans les bureaux de vote comme l’avaient indiqué plusieurs sondages et notamment le Baromètre agricole Terre-net Bva.

Les résultats des élections européennes du 25 mai dernier pourraient influencer les prochaines négociations du futur traité européen de 2015 et redéfinir les rôles du Parlement pour que l’Union européenne puisse fonctionner sans être paralysée.

Le prochain mandat des députés européens sera "social" avec la volonté d’harmoniser le droit du travail et de créer tout au moins un salaire minimum. Mais tout dépendra cependant de la couleur politique du nouveau président de la Commission européenne qui sera élu par les députés. Toutefois, nous savons d’ores et déjà que figurera au programme de leur nouveau mandat, l’approbation des accords commerciaux internationaux et notamment l’accord de libre-échange entre l’Europe et les Etats-Unis.

Pour l’agriculture, les députés travailleront sur la phase finale du paquet lait pour orchestrer la gestion de l’après-quota laitier. Ils prendront part aussi au bilan à mi-parcours de la réforme de la Politique agricole commune (Pac) de 2015. Et à sa prochaine refonte pour l’après 2020, avec semble-t-il une orientation axée sur des programmes d’aides assurantielles.

La réforme de la Pac en place en 2015 n’a apporté aucune solution sérieuse pour réguler les marchés agricoles et contrer l’hypervolatilité des cours des matières premières, dont les effets sont destructeurs pour les agriculteurs, comme le souligne le think tank Momagri. Selon lui, elle est même à contre-courant des grandes politiques agricoles actuelles. 

Éditeur adjoint chargé du numérique

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