Menu

PrésidentielleValérie Pécresse, en campagne dans le Doubs, veut « restaurer l'agrifierté »

La candidate LR à la présidentielle Valérie Pécresse, en campagne jeudi dans une exploitation laitière du Doubs, a promis de « restaurer l'agrifierté » et a développé le volet agriculture de son programme.

Accueillie au son du cor des Alpes dans une ferme de Villers-le-Lac, commune située sur la frontière avec la Suisse, Valérie Pécresse a visité dans la matinée cette exploitation de 96 hectares qui produit environ 320 000 litres par an de lait destiné à la production du Comté AOP, une filière agricole portée par un cahier des charges rigoureux.

« Je bâcherai l'agribashing et je restaurerai l'agrifierté », a-t-elle lancé lors d'une table ronde, fustigeant « une poignée d'activistes » qui dénigrent les agriculteurs alors qu'ils ont toujours été « au rendez-vous » pour nourrir les Français, comme pendant la pandémie. Mais selon elle, « ce malaise moral se double d'un malaise économique qui laisse trop souvent un revenu indigne à ceux qui nous nourrissent ».

Une exploitation sur cinq a disparu depuis 10 ans et 50 % des agriculteurs partiront à la retraite dans les 10 ans qui viennent, a-t-elle relevé.

« La puissance agricole retrouvée fait partie de mon projet », a assuré Valérie Pécresse avant de dérouler de nombreuses mesures en faveur du « revenu » des agriculteurs, du « renouvellement des générations », de la « libération des contraintes et des énergies », ainsi que de « l'investissement pour la recherche et l'innovation ».

La candidate LR souhaite notamment faciliter la transmission des exploitations pour « aider les jeunes à s'installer » et à « choisir ce métier passion exigeant ». « Nous allons aussi augmenter le revenu des agriculteurs », a-t-elle promis.

« Nous baisserons les charges qui pèsent sur eux, notamment la taxation foncière des propriétés non bâties, nous leur donnerons un dégrèvement de 50 %, et nous baisserons leurs cotisations retraites. »

Valérie Pécresse a par ailleurs fustigé la politique de l'actuel président de la République en matière d'agriculture : « Pour la première fois depuis 1945 la balance commerciale de la France en matière agricole est déficitaire, ça veut dire que nous importons 20 % des produits que nous consommons ». « Nous avons besoin de retrouver notre souveraineté alimentaire, nous avons besoin d'exporter et pour cela il faudra transmettre les exploitations », a-t-elle ajouté.

Réagir à cet article

Sur le même sujet