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Élection présidentielleFabien Roussel (Parti communiste) présente son programme agricole

En visite au Sommet de l’élevage, à Cournon-d’Auvergne, le 6 octobre, le candidat du parti communiste a conclu la journée à Billom par une « rencontre des jours heureux » sur le thème de l’agriculture et de l’alimentation, le premier des six rendez-vous qui doivent ponctuer sa campagne pour l’élection présidentielle. Il y a présenté ses propositions pour le secteur agricole : intervention de l’État pour garantir les prix, aides Pac à l’actif, fonds alimentaire national pour des repas locaux accessibles à tous dans les cantines, ou encore régime public d’assurance.

Retrouver « une agriculture heureuse », c’est le pari de Fabien Roussel, député du Nord et candidat du parti communiste à l’élection présidentielle. Après une journée de visite au Sommet de l’élevage, à Cournon-d’Auvergne (Puy-de-Dôme) le 6 octobre, l’élu a animé une première rencontre sur le thème de l’agriculture, de l'alimentation et de la ruralité, à Billom. Il y a détaillé ses propositions concrètes pour « donner envie à des jeunes de s’investir dans ces professions et permettre à chacun de manger sain et à sa faim », avec l’objectif d’atteindre 500 000 paysans d’ici 2030.

Ci-dessous, retrouvez la vidéo de la "Rencontre des jours heureux" sur l'agriculture et l'alimentation, le 6 octobre à Billom.

Garantir des prix rémunérateurs 

« Vendre à un prix couvrant la production, garantir un salaire pour chaque agriculteur, c’est l’objectif que devrait se fixer chaque Nation », estime Fabien Roussel, qui propose de mieux encadrer les négociations commerciales. Les discussions par filière devront se faire tous les ans, en public « dans le cadre d’une conférence entre producteurs et grande distribution », explique-t-il. En cas de prix trop bas, l’État aurait le pouvoir d’intervenir pour définir des prix planchers, sur le modèle du coefficient multiplicateur existant pour le secteur des fruits et légumes.

Empêcher les importations déloyales

Deuxième chantier, celui des importations déloyales et de la réciprocité des normes à imposer au niveau européen. Le député communiste dénonce à cet égard « l’hypocrisie » du ministre de l’agriculture puisque « la France a le pouvoir d’agir, il est possible d’interdire ». Fabien Roussel propose, au niveau français, « la création d’une police sanitaire et environnementale », à porter également à l’échelle européenne. Une police qui serait dotée de moyens d’intervention et de sanction pour contrôler les produits en provenance de pays tiers.

Privilégier les aides à l’actif dans la Pac

Pour Fabien Roussel, il est indispensable de refonder la politique agricole commune, pour y intégrer davantage les politiques de l’alimentation. Elle doit également « être redistribuée en priorité en tenant compte des actifs dans une exploitation », contrairement à la Pac actuelle qui aujourd’hui, répond à « une logique de tout pour les gros, rien pour les petits », estime le candidat du parti communiste.

Une loi pour un régime public d’assurance

Si le gouvernement travaille à une réforme en profondeur de l’assurance récolte, avec un pool d’assureurs et l’intervention de la solidarité nationale, pour Fabien Roussel, cette solution ne favorisera que l’enrichissement des assureurs, et ne protégera que les grosses exploitations. Il propose, de con côté, « une assurance publique pour tous, gérée par la profession agricole et l’État », et rappelle qu’une proposition de loi pour un régime public d’assurance a été déposée par le député communiste André Chassaigne (Puy-de-Dôme), par ailleurs présent à ces rencontres. 

10 milliards d’euros pour l’alimentation locale dans les cantines

Enfin, Fabien Roussel souhaite également mettre en place dès 2022, dans le cadre d’une politique alimentaire nationale, un fonds alimentaire national doté de 10 milliards d’euros, notamment pour permettre aux communes de généraliser l’accès des enfants à des repas composés de produits locaux, à un euro maximum, dans toutes les cantines scolaires. Le fonds devra contribuer au financement des repas, et à l’équipement des restaurations scolaires. Il serait abondé en partie via une taxe sur les revenus financiers des multinationales de l’agroalimentaire.

Journaliste politique et économie

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