Menu

[Dans la presse] Primaire écoloS. Rousseau, candidate à la primaire des Verts, dialogue avec Etienne @Agrikol

Sandrine Rousseau et Étienne Fourmont ont échangé leurs points de vue sur l'agriculture. (©Terre-net Média/E.Fourmont/Creative Commons)
Sandrine Rousseau et Étienne Fourmont ont échangé leurs points de vue sur l'agriculture. (©Terre-net Média/E.Fourmont/Creative Commons)

À l’approche de la primaire des écologistes, le quotidien Libération fait dialoguer les candidats avec des membres de la société civile. Le premier volet relate un échange entre Sandrine Rousseau et l’éleveur et « agriyoutubeurre » Etienne Fourmont, alias Agrikol sur les réseaux sociaux. Sans surprise, c’est le sujet des produits phytosanitaires qui s’est révélé le plus clivant.

 

Dans le cadre de la primaire des écologistes, qui doit se tenir en deux tours à partir du 16 septembre, Libération a fait dialoguer en visio l’éleveur laitier Étienne Fourmont, qui défend son métier sur les réseaux sociaux sous le pseudo @Agrikol, et la candidate Sandrine Rousseau. La souveraineté alimentaire, le durcissement des normes à l’importation, ou encore l’opposition entre les agriculteurs et la société y sont abordés, autour du sujet de la réduction des produits phytosanitaires

La présentation, dans le titre, d’Étienne Fourmont comme un « éleveur FNSEA » a fait réagir sur Twitter, les agriculteurs y voyant une opposition un peu caricaturale puisque l’éleveur est simple adhérent à la FNSEA et parle en son nom propre…

Diminuer les rendements pour réduire l’usage des phytos

Si, à la grande surprise de la candidate écologiste, Étienne Fourmont reconnaît voir « très bien l’impact du changement climatique sur [sa] ferme », l’attitude face à ce constat diverge. « Dans tous les débats auxquels j’ai participé, il y a une forme de déni, accompagné de l’idée que, de toute façon, on trouvera toujours une technologie pour s’en sortir », estime Sandrine Rousseau.

Pour l’éleveur, en effet, « nous vivons, dans l’agriculture, une révolution numérique nous permettant d’être plus performants et de réduire la quantité de phytosanitaires ». Des technologies qui ont déjà permis de traiter plus précisément les plantes et de réduire l’usage des pesticides, souligne Étienne Fourmont, qui évoque « une baisse de 20 % en volume depuis 2000 », et donc une diminution par rapport à la quantité de nourriture produite.

Pour la candidate écologiste, il faut cependant aller plus loin et « réduire la quantité totale de pesticides », même si cela diminue les rendements. « Il faut un choc de productivité négatif dans l’agriculture. Il faut accepter une baisse de rendement mais aussi que l’agriculture sans pesticides soit plus intensive en main-d’œuvre », estime-t-elle, défendant la production locale pour assurer la souveraineté alimentaire.

« Un rapport européen prévoit ainsi une baisse de la production de 10 à 15 % si on verdit trop l’agriculture », prévient Étienne Fourmont, mais ce n’est pas un problème pour nourrir tout le monde, estime Sandrine Rousseau. « C’est tout à fait possible, à condition de changer d’alimentation et d’augmenter la surface des terres agricoles », conclut-elle.

Journaliste politique et économie

Réagir à cet article

Sur le même sujet