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Chambres d’agriculturePac, ZNT… De gros dossiers pour l’accompagnement des agriculteurs en 2022

Le président des Chambres d'agriculture, Sébastien Windsor, a présenté ses voeux à la presse le 19 janvier. (©Chambres d'agriculture)
Le président des Chambres d'agriculture, Sébastien Windsor, a présenté ses voeux à la presse le 19 janvier. (©Chambres d'agriculture)

Après une année 2021 de mise en œuvre du projet stratégique, les chambres d’agriculture auront, en 2022, du pain sur la planche pour accompagner les agriculteurs, que ce soit dans la préparation de la Pac 2023-2027, la résilience face au changement climatique ou, à plus court terme, les ZNT.

 

Après la mise en œuvre de leur projet stratégique, une première évaluation des résultats fin 2021, et un travail sur la future Pac et l’accompagnement du plan de relance, les chambres d’agriculture ont encore des sujets importants en 2022 pour permettre aux agriculteurs de « se préparer à demain », a rappelé Sébastien Windsor, président des chambres, le 19 janvier.

Pac : faciliter l’accès aux écorégimes

Concernant la future Pac, qui entrera en vigueur en 2023, les chambres d’agriculture veulent faciliter l’accès des agriculteurs aux écorégimes, ce dispositif d’aide qui ne peut être touché qu’à la faveur de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement et de la biodiversité. À partir de leur déclaration Pac d’avril prochain, les agriculteurs pourront, grâce à un calculateur développé par les Chambres, savoir s’ils toucheraient l’écorégime en 2023 et avec quel montant. Si ce n’est pas le cas, ils pourront réfléchir aux changements de pratique nécessaires avant la mise en place de la réforme, l’année prochaine.

Les chambres vont également travailler, avec les Régions, sur les MAE qui permettent d’accompagner les agriculteurs dans la prise de risque due à la mise en œuvre d’une transition sur l’exploitation, avec la définition de critères (réduction de l’utilisation de produits phytosanitaires stockage de carbone, autonomie protéique…).

Trouver des solutions sur les chartes ZNT

Dans l’immédiat, l’un des premiers sujets sera, de mettre en place les évolutions dans le cadre des Zones de non traitement (ZNT) suite aux préconisations du Conseil d’État.  « Les choses sont à peu près calées avec le ministère sur la gestion des CMR 2, et des élargissements du dispositif vis-à-vis des lieux accueillant des travailleurs, et non plus seulement aux riverains », explique Sébastien Windsor. Reste à trouver des solutions concernant la façon de prévenir les voisins, solutions qui doivent « être pragmatiques et applicables rapidement par les agriculteurs », rappelle le président des Chambres d’agriculture, qui serait favorable à l’utilisation d’un gyrophare pendant les traitements, d’autant plus que ces derniers ont souvent lieu la nuit. Il est en revanche totalement opposé à une généralisation de Phytosignal.

Par ailleurs, les chambres d’agriculture demandent la mise en place d’obligations réciproques : « par exemple, si un lotissement se construit au pied de l’exploitation d’un agriculteur, ce n’est pas à l’agriculteur de reculer avec une ZNT », explique Sébastien Windsor, qui souhaite également des éléments de compensation en cas de manque à gagner pour les agriculteurs.

Dans l’attente des résultats du Varenne de l’eau

Le changement climatique reste une préoccupation majeure pour les agriculteurs. Les chambres d’agriculture ont réalisé un travail de diagnostic territorial dans chacune des régions françaises, par microzone, décliné filière par filière. « On regarde les solutions que l’on peut aménager, proposer aux agriculteurs, au niveau du choix variétal, des dates de semis, des nouvelles productions, du changement dans les assolements, ou de la conduite d’élevage », explique le président des chambres d’agriculture. Un travail que sera complété par les conclusions du deuxième volet du Varenne de l’eau.

Par ailleurs, les chambres attendent des propositions concrètes du troisième volet du Varenne, en matière de gestion de l’eau. Le décret sur la gestion quantitative, sorti au mois de juin, devrait ainsi être complété, indique Sébastien Windsor, pour permettre de prélever davantage en dehors des périodes de basses eaux. Une liste de propositions pour accélérer les projets de territoire pour la gestion de l’eau (PTGE) est également attendue.

Une seule organisation labellisée par région pour l’installation

Enfin, concernant l’installation, les chambres d’agriculture plaident pour une seule offre d’accompagnement par région. « On a besoin de resserrer l’unité au niveau national. Les chambres d’agriculture doivent être chef de file, on ne doit pas avoir trois ou quatre structures labellisées », estime Sébastien Windsor, qui redoute le clientélisme si plusieurs acteurs sont en concurrence.

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