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Plan d'investissementLes propositions de Bercy attendues fin juillet

Le ministre de l'économie Bruno Le Maire a indiqué mardi qu'il rendrait « fin juillet » ses propositions à Emmanuel Macron pour le nouveau plan d'investissement voulu par le président de la République afin de « bâtir la France de 2030 ».

« Je suis en train de travailler à la demande du président de la République sur ce plan d'investissement » afin de « faire des propositions fin juillet », a déclaré Bruno Le Maire sur Franceinfo, sans préciser le montant d'investissements envisagé, après le plan de relance de 100 milliards d'euros.

« C'est le moment d'investir tout simplement parce que cette pandémie va rebattre les cartes des rapports de force mondiaux dans les mois, plus d'ailleurs que dans les années, qui viennent », a-t-il insisté. Ce plan portera « à la fois dans les compétences humaines », mais aussi dans « le capital, dans les nouvelles technologies, dans les innovations de rupture », a précisé le ministre.

Dans sa déclaration lundi soir, Emmanuel Macron a annoncé le lancement à la rentrée de ce plan d'investissement « qui visera un objectif : bâtir la France de 2030 et faire émerger dans notre pays et en Europe les champions de demain qui, dans les domaines du numérique, de l'industrie verte, des biotechnologies ou encore dans l'agriculture, dessineront notre avenir ».

« Il faut juste savoir si nous maîtrisons un certain nombre de technologies qui feront les grandes puissances de demain ou si nous les abandonnons à la Chine ou aux Etats-Unis », a justifié le ministre de l'économie, citant l'exemple des semi-conducteurs, majoritairement produits en Asie et dont une pénurie freine certains secteurs industriels depuis des mois.

Bruno Le Maire a aussi évoqué les problèmes d'approvisionnement en matières premières (bois, aluminium, acier) dont souffrent certains secteurs, comme le bâtiment et les travaux publics. Il a annoncé qu'il réunirait de nouveau « dans les jours qui viennent » les acteurs de ces filières pour « faire le point avec eux » et « voir s'il y a des dispositions supplémentaires que nous pouvons prendre ». Ces difficultés freinent en effet l'activité de nombreuses entreprises, et pourraient pénaliser la reprise économique, même si le président de la République a relevé la prévision de croissance du gouvernement à 6 % cette année, au lieu de 5 % anticipé auparavant.

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