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Viande bovineLa production s’est maintenue en 2020 sauf pour les veaux de boucherie

La production globale de bovins finis a diminué en 2020. (©Terre-net Média)
La production globale de bovins finis a diminué en 2020. (©Terre-net Média)

En 2020, la production bovine recule pour la deuxième année consécutive, avec une diminution de - 1 %, essentiellement due au recul de la production de veaux de boucherie (- 4,7 %), très affectée par les conséquences de la crise sanitaire. Quant aux prix, ils sont remontés pour les vaches au cours de l’année, atteignant des niveaux élevés pour la viande de qualité. En revanche, les cours des jeunes bovins ont chuté.

La production de bovins a reculé de 1 % en 2020, avec 5,9 millions de têtes, en raison principalement d'une moindre production de bovins finis. Cette dernière a diminué, en têtes, de - 1,3 %, mais la production de gros bovins s’est maintenue : la hausse de la production de génisses (+ 1,3 %) a plus que compensé le recul de la production de bovins mâles (- 0,9 %) et de vaches (- 0,1 %), indique la note de conjoncture d’Agreste parue en juillet. C’est la production de veaux de boucherie, en recul de - 4,7 %, qui explique en grande partie le recul global de la production.

« En poids, la production d’animaux finis s’accroît légèrement sur un an (+ 0,4 % en tec) sous l’effet du changement de composition : hausse de la production de gros bovins et baisse de celle de veaux », précise le service statistiques du ministère de l’agriculture.

Les exportations de broutards en baisse

En hausse entre 2015 et 2019, les exportations de broutards accusent un recul de - 3 % en têtes en 2020, dans un contexte de baisse des disponibilités d’animaux dans les exploitations. Après la sécheresse de l’été et le manque de fourrage, beaucoup d’éleveurs ont choisi de vendre les animaux à l’automne 2019, entrainant une diminution des effectifs de - 3,9 % au 1er janvier 2020.

En dépit du contexte sanitaire, les exportations vers l’Italie, qui représentent 80 % des exportations de broutards français, se sont maintenues l’année dernière. Elles ont en revanche diminué de - 18,6 % vers l’Espagne, qui a acheté moins de broutards légers.

Les cours sont en revanche restés bas tout au long de l’année : en moyenne, les cours des broutards charolais de 6 à 12 mois diminuent de 15 centimes d’€/kg vif.

La crise a eu des effets divers sur les prix

La pandémie, qui a marqué l’année 2020, a eu des impacts différents sur le marché des bovins. Globalement, le prix moyen pondéré des gros bovins a reculé de 0,4 %, à 3,54 €/kg de carcasse. Ainsi, les cours de la vache O ont été affectés par la fermeture de la restauration hors foyer et la réorientation de la consommation des ménages vers la grande distribution ou les circuits courts, ainsi que par les cours bas dans les autres pays européens. S’ils sont remontés au cours de l’année, ils restent en recul de 3,1 % par rapport à 2019.

À l’inverse, les cours de la vache R, qui avaient baissé au début du premier confinement, ont repris de la vigueur lors du déconfinement et se sont maintenus à un niveau élevé toute l’année, dépassant de 2,6 % les cours de 2019.

Les cours des bovins mâles ont de leur côté souffert de la concurrence des viandes espagnole et polonaise sur les marchés italien et grec, et le cours du jeune bovin de type R s’avère ainsi inférieur de 2,9 % à celui de l’année dernière, à 3,69 €/kg.  

Enfin, les cours des veaux de boucherie ont été fortement affectés par la fermeture de la restauration hors foyer et se sont effondrés de mars à août, avant de reprendre en septembre. En moyenne, les cours ont reculé de - 0,5 % par rapport à 2019.  

Journaliste politique et économie

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