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Menus sans viandeLa filière viande propose aux ONG environnementales un objectif commun

Après les polémiques qui ont suivi l’annonce de la mise en place temporaire de menus uniques végétariens dans les cantines lyonnaises, Interbev a adressé le 2 mars une lettre ouverte aux ONG environnementales pour sortir du débat idéologique et proposer un objectif commun : « permettre aux enfants de manger, une à deux fois par semaine, à la cantine, de la viande rouge française de qualité, issue de nos systèmes d’élevage familiaux et herbagers ».

« Ne nous laissons pas enfermer dans un débat idéologique ! Défendons, ensemble, l’objectif concret suivant : permettre aux enfants de manger, une à deux fois par semaine, à la cantine, de la viande rouge française de qualité, issue de nos systèmes d’élevage familiaux et herbagers » : c’est ce que propose Interbev, l’interprofession bétail et viande, dans une lettre ouverte adressée le 2 mars aux ONG environnementales.

Depuis la polémique liée aux menus sans viande à Lyon (lire >> Le menu unique végétarien dans les cantines lyonnaises fait polémique), les médias offrent « le triste spectacle d’un combat entre deux camps opposés, présenté de manière particulièrement binaire », regrettent Dominique Langlois, président d’Interbev, et Bruno Dufayet, président de la Commission enjeux sociétaux de l’interprofession. Une division qui sert des intérêts divers, « politiques, financiers également, si l’on se fie aux récents investissements des géants du Gafa ou du Cac 40 », note Interbev, mais qui ne rend service ni à la filière viande, ni à l’environnement.

Car pour Interbev, « mieux vaut manger de faibles quantités de viande à la cantine… mais uniquement de la viande d’origine française, si possible locale, issue de nos systèmes d’élevage durables et familiaux, caractérisés notamment par une alimentation à l’herbe des animaux (80 % en ce qui concerne le cheptel allaitant) et une autonomie alimentaire du troupeau (90 % de la ration des animaux produites par l’éleveur, sur son exploitation) ».

C’est pourquoi le gouvernement devrait également clarifier son positionnement, puisque s’il encourage les citoyens à manger mieux, il laisse également « entrer sur son marché (et dans les cantines !) des viandes importées, issues de systèmes d’élevage ultra-industrialisés qui ne respectent ni normes de production, ni l’environnement », rappelle Interbev. Le risque de cette situation étant, au final, que « lorsque le cheptel français de vaches et de brebis et ceux qui le conduisent aura disparu, les Français mangeront peut-être « moins » de viande, mais uniquement de la viande importée entre autres du Mercosur ».

Journaliste politique et économie

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