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Viande bovineÉleveur et engagé : un autre exemple d'initiative collective

«Éleveur et engagé » est une démarche collective d'éleveurs vendant leur viande aux GMS en supprimant l'intermédiaire des centrales d'achat. (©Éleveur et engagé)
«Éleveur et engagé » est une démarche collective d'éleveurs vendant leur viande aux GMS en supprimant l'intermédiaire des centrales d'achat. (©Éleveur et engagé)

Pour mieux vendre leur viande, les éleveurs ont tout intérêt à se lancer dans les circuits courts. Certains s'allient dans des démarches collectives. C'est le cas de la filière « Éleveur et engagé » qui se passe des centrales d'achat.

Prenant la suite depuis 2015 de la démarche Cœur de gamme, et ce bien avant les Egalim, la filière « Éleveur et engagé » a été créée par la FNB et les JA. Elle permet de démontrer que lorsque des éleveurs sont unis dans une démarche de qualité, ils arrivent à mieux commercialiser leurs animaux. Et ce, même sur de la GMS.

Le principe est simple : un meilleur prix de vente pour les éleveurs en commercialisant en direct avec certaines GMS, sans passer par les centrales d’achat. Les magasins s’y retrouvent parfaitement car le deal inclus une valorisation de l’image des éleveurs dans le rayon, et des animations régulières dans le magasin.

Enfin le consommateur lui, il y gagne la confiance : des animaux de qualité, nourris sans ensilage de mais ni OGM, dont il connait la provenance et peut rencontrer les éleveurs.

Dans le Cher, l’initiative a été adaptée avec une très belle efficacité : 230 animaux en 2020 pour 38 éleveurs, et ce dans trois magasins, d’autres étant sur les rangs pour démarrer.

Le collectif se réunit tous les trimestres pour décider des plannings en fonction des besoins des magasins, ainsi que des participations aux animations en magasin (2 jours et demi par éleveur et par an).

Le cahier des charges est simple :

- animaux de race à viande (Charolais et Limousins dans le Cher) ;

- nés, élevés et engraissés sur la ferme, pas de négoce ;

- pas d’ensilage de mais, ni OGM ;

- six mois minimum par an de pâturage ;

- animaux de 30 mois minimum et 10 ans maximum ;

- des carcasses de 380 à 480 kg et au moins 10 jours de maturation en frigo pour bien valoriser tout ça.

Au final les éleveurs vendent leurs bêtes de 4,6 € à plus de 5 €/kg, avec peu de contraintes, soit +400 à +500 € sur une bonne Charolaise. Pas négligeable !

Alors qu’elles soient individuelles, ou collectives, les initiatives pour vendre avec moins d’intermédiaires sont vraiment gagnantes. Comme les consommateurs adhèrent, la « niche » est loin d’être pleine, et d’autres éleveurs vont pouvoir trouver leur place ensuite.

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