Menu

Marché de la viande bovineJean-Paul Simier (Bdi) : « Il faut reconsolider la filière engraissement »

Marketing plus poussé des viandes les plus chères, différenciation accrue et surtout reconsolidation nécessaire de la filière engraissement… Pour Jean-Paul Simier, directeur agriculture et agroalimentaire à Bretagne développement innovation, la filière bovine française a encore d’importants efforts à faire pour sortir de sa crise structurelle. Ses recommandations en détail.

Le point complet de Jean-Paul Simier sur la filière viande bovine française

Sur le plateau de la Space Webtv, Jean-Paul Simier, directeur agriculture et agroalimentaire à Bretagne développement innovation,  dresse un point sur la filière viande bovine française et ses difficultés. « La filière doit se poser des questions sur la qualité des produits et leur valorisation. Regardez la viande Angus qui arrive d’Angleterre. Ce n’est pas une question de prix, explique-t-il. Elle se développe en France car les acteurs de cette filière ont fait d’importants efforts de marketing et de différenciation. »

Mais il reconnait que « beaucoup d’efforts ont déjà été réalisés en France ». « Mais il y a sans doute des questions à se poser en matière de marketing des viandes, notamment des viandes les plus chères. »

La seconde recommandation de l’expert concerne l’engraissement. « Il y a une question structurelle qui n’a toujours pas été résolue par la filière française : « S’arrête-t-on au naissage et à la production de broutards ? Ou a-t-on la volonté de développer l’engraissement ? » « Compte tenu de la fragilité de nos marchés à l’export, en Italie, en Grèce ou en Espagne, ne faut-il pas reconsolider une filière d’engraissement sur la base d’une contractualisation ? Le projet de regroupement des ateliers d’engraissement dans la Creuse est un bon exemple. »

Réagir à cet article

Sur le même sujet