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Dans le NordManifestation contre un projet d'élevage intensif de 117 600 poulets

Entre 350 personnes (préfecture) et 400 (organisateurs) ont manifesté samedi à Steenwerck (Nord) contre un projet d'élevage intensif devant accueillir 117 600 poulets, autorisé par la préfecture malgré un avis défavorable de la commissaire enquêtrice.

« Ce projet va créer des nuisances pour les riverains, avec une école à 300 mètres du futur poulailler, augmenter le trafic routier, sans compter évidemment les dégâts pour l'environnement, la pollution des sols, des eaux, et participer du réchauffement climatique », énumère Sébastien Faureau, président de l'association locale Flaner à l'initiative de la manifestation. « Il pose aussi bien sûr des problèmes pour la santé humaine et la souffrance animale, avec 21 poulets par mètre carré », ajoute-t-il.

Se sont joints au cortège notamment des élus locaux et l'eurodéputée écologiste Karima Delli, tête de liste d'union de la gauche aux prochaines élections régionales, avec des représentants des autres composantes de la liste.

Ce projet d'élevage avicole, porté par la SARL Warembourg et fils, sous-traitante de la société belge Leievoeders, prévoit l'installation des volailles dans deux bâtiments de 2 800 m2 chacun et la création d'un forage de 70 m de profondeur, selon le rapport d'enquête publique. Les exploitants souhaitent prolonger et agrandir « une activité antérieure interrompue par un incendie » en 2018, qui comprenait alors 20 000 volailles.

Les conseils municipaux de Steenwerck et de Sailly-sur-la-Lys ont rendu des avis défavorables. La préfecture du Nord, qui a signé un arrêté d'autorisation environnementale le 25 mars, soulignait de son côté que le projet a fait l'objet d'un « avis favorable du CODERST (Conseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques) le 16 février 2021 ».

« Pour répondre aux remarques du public, (...) des mesures complémentaires ont été prescrites dans l'arrêté », comme une étude de bruit, ou l'encadrement de l'épandage des effluents d'élevage, précisait alors la préfecture, s'engageant à « diligenter une inspection dans les mois suivants la mise en service de cette installation ».

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