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L'actu d'ArvalisMaïs : un mulch peut-il améliorer l'efficience de l'eau ?

Des trois couvertures du sol, c’est le mulch de paille qui semble limiter au mieux l’évapotranspiration du sol. (©Arvalis-Institut du végétal)
Des trois couvertures du sol, c’est le mulch de paille qui semble limiter au mieux l’évapotranspiration du sol. (©Arvalis-Institut du végétal)

Est-ce qu'un mulch pourrait améliorer l'efficience de l'eau en mais ? Pour répondre à cette question, Arvalis a mis en place deux séries d’essais sur la station expérimentale du Magneraud, en Charente-Maritime.

Une première expérimentation menée de 2017 à 2019 a permis de se pencher sur la question de l’économie d’eau d’irrigation en maïs grâce à la couverture du sol. Trois couverts avaient été testés : un mulch de paille, un couvert détruit et roulé au semis et un couvert détruit trois semaines avant l’implantation. Le semis du maïs était réalisé en semis direct, dans les résidus, avec un semoir adapté.

Des trois couvertures du sol, c’est le mulch de paille qui semble limiter au mieux l’évapotranspiration du sol. Mais cette pratique n’est pas réalisable à grande échelle (apport conséquent de paille après semis). D’un autre côté, le semis en direct dans des  couverts détruit tardivement entraîne d’autres difficultés : les levées sont souvent plus hétérogènes et tardives, et la consommation en eau des couverts avant leur destruction peut impacter la réserve hydrique pour la culture suivante.

Essai reconduit en 2021

L’expérience est reconduite en 2021, avec pour objectif de maximiser l’effet potentiellement bénéfique du couvert sans impacter la conduite de la culture suivante. Pour pallier notamment le problème de retard de levée dû au semis direct sur un sol couvert, un strip-till est réalisé trois semaines avant l’implantation. Ainsi, le couvert est éliminé suffisamment tôt sur la largeur du rang et le sol est légèrement travaillé.

Le couvert, semé en septembre, se compose de féverole, d’avoine et de seigle fourrager. Cette dernière graminée a été choisie pour sa précocité, afin d’obtenir un couvert à forte biomasse pouvant être détruit par roulage.

Sur sol nu, l’implantation du maïs est réalisée le 15 avril. Sur sol couvert, deux dates de semis sont testées : le 15 avril et le 5 mai (photos). Ce délai supplémentaire permet d’obtenir une biomasse de couvert plus importante et donc un paillis plus épais. Cependant, la levée du maïs est plus tardive.

État du maïs au 1er juin

  • Pour un semis du 15 avril sur sol nu

Etat du maïs au 1er juin, pour un semis le 15 avril sur sol nu.
État du maïs au 1er juin, pour un semis le 15 avril sur sol nu. (©Arvalis-Institut du végétal)

  • Pour un semis du 15 avril sur sol couvert

Pour favoriser la levée, un strip-till est réalisé trois semaines avant l’implantation. Le couvert est détruit en post-semis, et forme un paillis. Le couvert, bien qu’ayant obtenu une biomasse satisfaisante pour la date de destruction (entre 5 et 6 tonnes de MS/ha sur l’inter-rang), ne s’est pas plaqué au sol après roulage.

Etat du maïs au 1er juin, pour un semis au 15 avril sur sol couvert.
État du maïs au 1er juin, pour un semis au 15 avril sur sol couvert. (©Arvalis-Institut du végétal)

  • Pour un semis du 5 mai sur sol couvert

Pour favoriser la levée, un strip-till est réalisé trois semaines avant l’implantation. Le couvert est détruit en post-semis, et forme un paillis.

Etat du maïs au 1er juin, pour un semis au 5 mai sur sol couvert
État du maïs au 1er juin, pour un semis au 5 mai sur sol couvert (©Arvalis-Institut du végétal)

L’irrigation de la culture est gérée grâce à des tensiomètres (photo ci-dessous). La mesure et la comparaison des stocks d’eau du sol, en fonction des modalités, se fera à l’aide de sondes à neutrons. La campagne d’irrigation va bientôt démarrer. Ces mesures, couplées aux résultats finaux nous permettront d’évaluer finement l’intérêt de cette technique sur la gestion de l’eau. Résultats à suivre...

La gestion de l'irrigation s'appuie sur des mesures tensiométriques.
La gestion de l'irrigation s'appuie sur des mesures tensiométriques. (©Arvalis-Institut du végétal)

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