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Loi AlimentationDes « propositions » pour « aller plus loin » attendues jeudi

Julien Denormandie veut « aller plus loin que la loi Egalim ». (©Pixabay)<a href="Image%20par%20<a%20href=" https:="" pixabay="" com="" fr="" users="" squirrel_photos-7862139="" utm_source="link-attribution&utm_medium=referral&utm_campaign=image&utm_content=4052658"></a><br />
Julien Denormandie veut « aller plus loin que la loi Egalim ». (©Pixabay)

L'ancien président de Système U Serge Papin doit remettre jeudi au gouvernement « des propositions » pour « aller plus loin que la loi » Alimentation, dite Egalim, qui n'avait pas réussi à garantir une meilleure rémunération aux agriculteurs français, selon le ministre de l'Agriculture mercredi sur radio J. (Article mis à jour à 17h57)

La loi Alimentation, adoptée en 2018, « a fait bouger des lignes », a assuré Julien Denormandie, selon qui « certains, y compris dans la grande distribution ou chez les industriels ont eu des changements de comportement, mais il y en a d'autres qui continuent à ne pas jouer le jeu ». « J'ai demandé à Serge Papin, qui est l'ancien président de Système U, de me faire des propositions, il me les remet d'ailleurs demain (jeudi), avec des choses très concrètes qui vont nous permettre d'aller plus loin que la loi Egalim », a-t-il expliqué. « Pour moi, il y a urgence et donc je veux le faire très rapidement ».

Les négociations commerciales établissant chaque année les prix des produits vendus en grande surface sont le théâtre de tensions récurrentes entre agriculteurs, industriels de l'agroalimentaire et supermarchés. Le ministre de l'agriculture avait affiché sa volonté de réunir les représentants de chaque secteur « à partir de la fin mars » pour étudier la faisabilité des préconisations de Serge Papin. Il avait agité la menace d'une nouvelle loi, même si le calendrier législatif est très encombré d'ici à 2022.

Un nouveau comité de suivi de suivi des relations commerciales était prévu mercredi soir, sous l'égide de Julien Denormandie et Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l'Industrie. En amont, les syndicats agricoles FNSEA et Jeunes agriculteurs ont demandé, dans un communiqué, de « renforcer » la loi Egalim « afin de stopper les dévoiements constatés ». Ils plaident notamment pour une prise en compte « réellement effective » des coûts de production des agriculteurs, « avec un impact significatif sur le prix payé ».

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