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Feuille de route 2030Chez BASF, la France donne le ton en matière d'agroécologie

En 2021, BASF France -Division Agro ajoute un 6<sup>e</sup> pilier à sa feuille de route agroécologique, avec l'ambition de contribuer aux objectifs de neutralité carbone à horizon 2050. (©FlorInsectes)
En 2021, BASF France -Division Agro ajoute un 6e pilier à sa feuille de route agroécologique, avec l'ambition de contribuer aux objectifs de neutralité carbone à horizon 2050. (©FlorInsectes)

Même si la démarche agroécologique de BASF Division Agro n'est pas « franco-française », Nicolas Kerfant, directeur général France, reconnaît que les équipes de l'Hexagone ont pris de l'avance sur le sujet. Un an après le lancement de leur feuille de route 2030, elles dressent un premier point d'étape lors d'une conférence de presse en ligne le 1er juin 2021.

Pour répondre aux attentes sociétales et accompagner les agriculteurs « vers l'agriculture de demain, plus compétitive et durable, BASF France - Division Agro a partagé, en mai 2020, une feuille de route agroécologique à horizon 2030, avec 5 piliers, 20 engagements et 37 axes de travail ». Pour chacun de ces piliers, tous connectés les uns aux autres, les équipes ont présenté les premiers résultats concrets et annoncé l'ajout d'un 6e pilier, visant la neutralité carbone à horizon 2050.

Nouvelle feuille de route agroécologie 2030
Nouvelle feuille de route agroécologie 2030. (©BASF France Division Agro)

1er pilier : Accompagner les agriculteurs dans la transition agroécologique

La firme s'est notamment fixé l'objectif de « contribuer à la mise en place, d'ici 2025, de 20 % d'hectares de colza associés à des légumineuses utilisant au moins une solution BASF en France (herbicide sélectif, traitement de semences biocontrôle Integral Pro... ) ». Un objectif déjà largement atteint avec « 36 % des hectares de colza associés en 2020 ayant été désherbés avec au moins une solution BASF (base 81 500 ha, données panel 2020). 

2e pilier : Co-construire avec nos partenaires

Dans sa feuille de route, BASF a également partagé « sa volonté de mettre en place 5 partenariats stratégiques d'ici 2025 en vue de les doubler à horizon 2030. Fin 2020, 11 partenariats ont déjà été officialisés, avec l’association Réseau Biodiversité pour les Abeilles, les écoles d'ingénieurs Isara (thèse), Ensaia (Chaire Bio4Solution, avec l’Université de Lorraine) et SupAgro Montpellier (Chaire AgroTic, Fondation), le laboratoire spécialisé en entomologie Flor'Insectes, 2 laboratoires de recherche sur des projets de biocontrôle et également 4 start-ups françaises impliquées dans la R&D biocontrôle ».

En parallèle, la firme poursuit le développement du dispositif AgroPartners. « Il a pour vocation de mutualiser les expériences menées sur les filières agricoles et de développer de nouveaux programmes de recherche, pour accélérer la levée des verrous scientifiques et techniques et ainsi construire des itinéraires techniques agroécologiques ». 

3e pilier : Réduire les intrants grâce à l'innovation

Sur ce point, la firme s'est fixée l'objectif que « les ventes de produits phytosanitaires conventionnels représenteront, au maximum, 70 % de son chiffre d'affaires (CA) en 2030. Fin 2020, cela représentait 93 % du CA de l'entreprise ». Pour cela, les équipes comptent sur la mise en place « d'itinéraires techniques innovants ». «

Sur la filière blé, cela se traduit, par exemple, par l’intégration du fongicide BASF à base de Revysol dans des programmes de protection, permettant de réduire, au global, dans un échantillon représentatif, l’IFT fongicide de 14 % en 2020 en comparaison des autres solutions, et ce, sans perte de production (étude mise en place chez 1 245 agriculteurs adhérents de la coopérative Axéréal). Les travaux se poursuivent en 2021 en essayant de valoriser au maximum les leviers agronomiques : tolérance variétale, date de semis et précédents culturaux ».

Du côté de la filière colza, BASF a également relevé « une baisse de 22 % de l’IFT herbicide colza en 2020 dans des itinéraires intégrant des plantes de service et permettant d’optimiser l’implantation ».

4e pilier : Réduire les impacts des produits phytosanitaires 

Autre axe de développement : BASF confirme son engagement « sur le développement de solutions de biocontrôle pour ses cultures stratégiques : blé, colza et vigne. L'objectif fixé, que ces solutions représentent 10 % du CA de BASF France - Division Agro à horizon 2025 et 15 % en 2030. Fin 2020, la part du biocontrôle s'élevait à 6,2 % ».

5e pilier : Faire rayonner notre vision de l'agroécologie

La formation des équipes BASF aux enjeux de l'agroécologie constitue aussi un axe « prioritaire pour que le virage soit accepté, porté et réalisé ». La firme entend alors « former 100 % de ses collaborateurs à ces enjeux d'ici 2025. En janvier 2021, cinq modules de formation ont été déployés, portant sur la préservation du capital sol, les itinéraires agroécologiques pour réduire les intrants grâce à l’innovation, la protection des ressources en eau, la biodiversité et les auxiliaires des cultures, et enfin, la création de valeur par l’agroécologie pour les productions ».

2 chantiers prioritaires pour BASF Agro en 2021

Enfin, les équipes BASF ont profité de ce point d'étape pour présenter les deux chantiers prioritaires pour l'année 2021. Tout d'abord, le lancement du Comité de parties prenantes. Il a pour vocation de « challenger les engagements de la firme dans sa feuille de route agroécologique et les actions mises en œuvre, ainsi qu’à échanger sur des sujets stratégiques pour identifier des solutions concrètes à déployer ».

Et second chantier 2021 : « aller plus loin dans l'engagement pour le climat.  Avec pour ambition de contribuer aux objectifs de neutralité carbone à horizon 2050, l’entreprise intègre un sixième pilier dans sa feuille de route agroécologique, associé à des indicateurs de suivi dédiés ».

 « Parmi ses objectifs, BASF France - Division Agro entend réduire les émissions de CO2 de 30 % par tonne de récolte produite à 2030. Cet objectif se traduit par la contribution à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et par une augmentation de la séquestration du carbone dans le sol via des innovations variétales, des cultures sous couvert… Le dispositif du Label bas carbone constitue un axe intéressant sur lequel BASF envisage de s’appuyer en France ».

Journaliste cultures

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