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Vu sur YoutubePlus de valeur ajoutée à la ferme de la Conillais (44) grâce au triage

Lupin-orge, triticale-féverole, blé-pois... : voici les différents mélanges qui ont été déjà séparés à la ferme de la Conillais. (©Farming Together)
Lupin-orge, triticale-féverole, blé-pois... : voici les différents mélanges qui ont été déjà séparés à la ferme de la Conillais. (©Farming Together)

En agriculture biologique, la ferme de la Conillais (Loire-Atlantique) a investi dans une installation de triage pour plus de valeur ajoutée. Estelle de Farming Together nous en dit plus sur cette installation et son fonctionnement.

« La ferme de la Conillais est passée en agriculture bio (AB) en 2015, tout en restant en système non-labour. Pour réussir ce défi, on a allongé les rotations, mis en place de plus en plus de cultures associées... », explique Estelle de la chaîne Youtube Farming Together. « Pour cela, on a eu besoin d'une installation de triage. On a démarré, au départ, avec un petit trieur, mais on a vite été limités (seulement 1 t/h de débit de chantier). Ce n'était pas très pratique... » Ils ont travaillé aussi avec un prestataire, mais pour aller plus loin dans la démarche et limiter les coûts, ils ont préféré investir dans leur propre installation, avec un trieur de marque française Marot.

Mieux valoriser les récoltes

« Cela permet d'être plus réactif et autonome », ajoute Estelle. L'installation permet « d'enlever les impuretés pour la plupart des récoltes, pour éviter les pénalités, pour faire nos propres semences et pour séparer les cultures associées. Cela apporte une vraie valeur ajoutée sur l'exploitation. »

« On valorise, par exemple, beaucoup mieux le chanvre grâce à cette installation. En effet, pour en faire de l'huile (alimentation humaine), il faut pouvoir le sécher dans les 2 h après la récolte. Avec le triage, on sépare les graines des impuretés, pour les sécher plus rapidement. Le chanvre bio est ainsi valorisé autour de 1 800 €/t en alimentation humaine, alors que s'il est déclassé et vendu en alimentation animale, il descend à 600 €/t. »

Zoom sur le fonctionnement

Lupin-orge, triticale-féverole, blé-pois... : voici les différents mélanges qui ont été déjà séparés à la ferme de la Conillais. « On vide la récolte, elle monte à l'étage grâce à un élévateur, puis arrive dans le trieur. Par aspiration, on sépare les déchets. Le triage se fait ensuite avec l'aide de différentes grilles. Enfin, les graines triées tombent directement en bas par gravité : soit dans des remorques si c'est pour la vente, soit dans des big-bag pour stocker les semences par exemple, ou bien encore dans des caissons ventilés pour faire descendre l'humidité, explique Estelle de Farming Together. Avec cette installation, le débit de travail est environ de 10 t/h en séparation, pour un travail de qualité.  »

Estelle nous emmène d'ailleurs suivre un de ces chantiers (cliquez sur le curseur pour lancer la vidéo) : 

À noter aussi : l'installation est branchée sur du triphasé. Concernant le coût de l'investissement, Estelle répond à une question d'un lecteur : « le trieur, en lui-même, vaut 15 000 €, mais le prix varie beaucoup en fonction du nombre de grilles dont on a besoin. Pour l'installation complète, c'est plus difficile à estimer : une partie du bâtiment était déjà existant, pour l'agrandissement nous avons fait une partie nous-mêmes et l'autre partie par plusieurs artisans ». 

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