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Plan stratégique nationalFuture Pac : le ministère réaffirme son soutien à l’agriculture biologique

Face à la grogne des producteurs bio, le ministère rappelle son engagement en faveur de l'agriculture biologique. (©Pixabay)
Face à la grogne des producteurs bio, le ministère rappelle son engagement en faveur de l'agriculture biologique. (©Pixabay)

Accusé de réduire drastiquement son soutien à l’agriculture biologique, le ministère de l’agriculture tient à rappeler que les aides à l’agriculture biologique ne seront pas en baisse : entre l’augmentation des aides à la conversion, et le niveau supérieur des éco-régimes accessible directement, les producteurs bio devraient s’y retrouver, affirme le cabinet, alors qu’une manifestation est prévue demain à l’appel de la Fnab.

 

Si des agriculteurs bio dénoncent la possibilité d’une baisse de 66 % de leurs aides dans la future Pac, et un diminution des aides liée au remplacement du paiement vert par l’éco-régime, le ministère de l’agriculture regrette des chiffres alarmistes et tient à rappeler son engagement dans le développement de l’agriculture biologique.

Comme annoncé par le ministre le 21 mai, dans les premiers arbitrages du plan stratégique national de la future Pac, les aides à la conversion sont maintenues, avec un budget qui passe de 250 M€ par an aujourd’hui à 340 M€ par an sur la période 2023-2027. Par ailleurs, les exploitations en agriculture biologique seront directement éligibles au niveau supérieur des éco-régimes, par la voie de la certification.

Priorité : augmenter la production

Pour la Fédération nationale de l’agriculture biologique (Fnab), l’augmentation globale de l’enveloppe cache cependant la disparition des aides au maintien, qui existent encore dans certaines régions, et une baisse du paiement à l’hectare puisque l’éco-régime est inférieur au paiement vert. Cependant, le cabinet de Julien Denormandie rappelle que le paiement vert, qui représente aujourd’hui 30 % du total des paiements directs, et l’éco-régime, ne sont pas comparables. Le pourcentage alloué aux éco-régimes n’est aujourd’hui pas encore connu, mais le compromis pourrait être trouvé, au niveau européen, autour de 25 %. Si l’on prend ce chiffre, « forcément, en moyenne, le montant moyen rapporté aux ha français sera inférieur au montant du paiement vert, mais les 5 % ne sont pas perdus et seront sont reversés dans le paiement de base », précise le ministère.

La priorité du ministre reste de fournir la demande croissante en produits issus de l’agriculture biologique, ce qui nécessite de développer la production pour assurer la transition et la souveraineté alimentaire, rappelle son cabinet, qui insiste sur l’objectif de doubler la surface cultivée en bio entre aujourd’hui et 2027, pour atteindre 18 % de la SAU.

Journaliste politique et économie

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