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Biocontrôle et agriculture biologiqueCertis poursuit le développement de sa gamme Biorationals

Parmi les 47 projets Biorationals en test sur grandes cultures, Certis travaille notamment à la lutte contre les pucerons sur céréales et betteraves et contre les coléoptères sur crucifères. (©Pixabay)
Parmi les 47 projets Biorationals en test sur grandes cultures, Certis travaille notamment à la lutte contre les pucerons sur céréales et betteraves et contre les coléoptères sur crucifères. (©Pixabay)

Depuis plus de 20 ans, la gamme Certis Europe s’est régulièrement enrichie en solutions Biorationals, qui regroupent les produits utilisables en agriculture biologique (UAB) et les produits de biocontrôle. Et la firme ne compte pas s'arrêter là : elle dispose notamment de 7 projets en préparation de lancement d'ici à 2023 et entend développer son offre en grandes cultures.

Lors d'une conférence de presse organisée le 6 mai dernier, Certis a rappelé son engagement en faveur d'une « agriculture plus innovante et responsable ». En témoigne notamment le développement, depuis 2001, de sa gamme Biorationals, avec des produits utilisables en agriculture biologique (UAB) et des produits de biocontrôle figurant sur la liste de la DGAL.

Cette dernière compte aujourd'hui 18 spécialités toutes utilisables en agriculture biologique dont 10 produits de biocontrôle (6 fiches action CEPP et 5 fiches Contrat de solutions). Parmi les spécialités les plus connues, on peut citer Sluxx HP, qui représente 4 500 000 ha protégés depuis 10 ans. « Le Biorationals représente aujourd'hui 30 % de notre chiffre d'affaires, nous projetons une croissance supplémentaire pour atteindre 40 % d'ici 2025 », dévoile Ronan Goff, directeur général France.

Développement à venir sur le marché des grandes cultures

Pour mener à bien cet objectif, Certis Europe mise notamment sur un «  investissement en R&D conséquent » : « une équipe européenne, la Biorationals Innovation Team, qui travaille sur l’identification, l’évaluation et la connaissance fine des solutions notamment avec les infrastructures de son laboratoire, le Biorationals Research Center, basé à Nîmes (30) ». Sept projets sont d'ailleurs en cours d'homologation et devraient arriver sur le marché d'ici à 2023 : trois insecticides et deux fongicides pour cultures spécialisées, ainsi deux que nouveaux anti-limaces à base de phosphate de fer.

« S’il est admis que les Biorationals sont aujourd’hui plus présents sur le segment vigne-arboriculture-maraîchage, nous investissons nos développements aussi en grandes cultures », note Gwénaël Champroux, directeur développement chez Certis. 47 projets sont ainsi actuellement en test dans les champs et concernent la lutte contre les maladies et ravageurs des céréales, betteraves, colza, lin, maïs et pommes de terre.

Un accompagnement nécessaire

« Le recours aux Biorationals permet de valoriser les productions végétales. C'est le cas en agriculture biologique ou bien dans le cadre de démarches type HVE (haute valeur environnementale), explique Thomas Salmon, directeur marketing. La valeur de ces solutions d’un nouveau genre se mesure au-delà de leurs niveaux d’efficacité. On est vraiment sur un autre modèle. Utiliser des Biorationals nécessite des modifications en termes de pratiques. La substitution simple d’un conventionnel n’est pas possible à quelques rares exceptions près. Expliquer, accompagner et partager est donc capital pour déployer ces solutions avec succès », poursuit Thomas Salmon.

À cet effet, la firme lance notamment une série de podcasts "Au plus près de la culture". « Les spécialistes Certis se sont assis derrière le micro, aux côtés d’experts indépendants, de techniciens ou de producteurs, pour échanger, de manière vivante et claire sur les conditions d'applications des produits Biorationals, les solutions à base de Bacillus thuringiensis, la lutte contre les limaces, le cuivre, etc. »

Toujours pour accompagner les agriculteurs dans la protection de leurs cultures, Certis a également dévoilé le lancement très prochain d'un nouvel outil d'aide à la décision, Limaxxion, pour évaluer le risque limaces à la parcelle. À suivre donc !

Journaliste cultures

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