Menu

SondagePrès de 40 % des agriculteurs déclarent avoir des bâtiments inexploités

Reconvertir ses bâtiments permet de générer un revenu supplémentaire pour les agriculteurs. (©Pixabay)
Reconvertir ses bâtiments permet de générer un revenu supplémentaire pour les agriculteurs. (©Pixabay)

D'après un sondage réalisé sur Terre-net du 11 au 14 février 2022, plus de 40 % des agriculteurs déclarent avoir des bâtiments non-utilisés dans leur exploitation agricole. Plusieurs solutions existent pour les reconvertir, et au passage générer un revenu supplémentaire.

D'après un sondage réalisé sur Terre-net, plus de 40 % des exploitations ont des bâtiments non exploités et 17,6 % des répondants disent pouvoir les reconvertir. Alors comment valoriser un bâtiment non exploité ? Tout dépend de l’état de celui-ci et de sa localisation par exemple …

Transformer le bâtiment en habitation ou en local commercial

Un bâtiment correctement desservi en accès, en eau et en électricité peut être réhabilité en habitation ou en bâtiment commercial : gîtes, chambres d’hôtes, salle de réception, local de vente directe… les idées sont multiples mais l’investissement est souvent lourd et chronophage. Cependant, selon l’emplacement et la qualité du projet, cette solution peut s’avérer rentable et apporter un complément de revenu non négligeable.

Mais attention, le changement de destination d’un bâtiment agricole en hébergement ou bâtiment accueillant du public présente des contraintes d’urbanisme. Avant toute démarche, vous devez vous assurer que le changement de destination d’un bâtiment agricole soit permis par le Plan local d’urbanisme (PLU). En zone agricole et naturelle, les bâtiments pouvant changer de destination doivent obligatoirement être désignés sur le plan de zonage.

En outre, ces possibilités de diversification ne doivent pas compromettre l’activité agricole ou la qualité paysagère du site. Il convient donc, pour un projet de changement de destination, de se renseigner auprès de la mairie sur sa faisabilité.

Si sa mise en œuvre n’est pas permise par l’actuel PLU, ce dernier peut potentiellement être modifié, si la municipalité est d’accord. Le projet peut aussi être pris en compte dans le cadre d’une procédure d’évolution ou d’élaboration de PLU initiée pour d’autres raisons par la mairie.

Lorsque le projet de changement de destination ne modifie pas l’aspect extérieur ou les structures porteuses du bâtiment, il ne nécessite qu’une déclaration préalable. Dans le cas contraire, il nécessitera un permis de construire.

Le stockage de véhicules

Caravanes, mobil homes, bateaux… Le gardiennage ou hivernage de véhicules particuliers peut vous rapporter.

Pour cela, pas de grande transformation, il suffit juste de disposer d’un bâtiment plat et accessible aux véhicules en question. Côté administratif, une assurance de stockage de véhicules privés est nécessaire. Véhicule de collection, voiture, remorque, bateau, camping-car sont généralement inclus dans cette assurance.

Sécuriser l’accès à votre bâtiment est un plus qui rassurera aussi bien les locataires que l’assurance.

Pour attirer les intéressés dans votre ferme, plusieurs solutions existent : le bouche à oreille local, les réseaux sociaux, les plateformes de vente comme Le bon coin, mais aussi des plateformes spécialisées dans le stockage comme monhangar.fr qui met en relation agriculteurs et particuliers à la recherche d’un espace de stockage.

Les contrats de location se font généralement par périodes de 6 ou 12 mois. Comptez entre 400 et 500 euros par an par location en fonction du véhicule stocké (ex : une caravane prend moins de place qu’un camping-car et coûte donc moins cher)

Cette solution peut également intéresser les professionnels de plusieurs secteurs d’activité : concessionnaires et revendeurs automobiles qui ont des stocks de véhicules, entreprises de location, et entreprises du bâtiment qui souhaitent entreposer leurs véhicules de chantier.

Devenir ferme relais pour les colis des particuliers

Le principe : réceptionner des colis volumineux pour des particuliers aux alentours et les stocker jusqu’à la redistribution aux propriétaires. Pour cela, pas besoin d’un grand bâtiment, 50 m² peuvent suffire, mais cet espace doit impérativement être clos et sécurisé sous alarme pour la sécurité des colis. Il faut disposer d’un engin de déchargement équipé de transpalette type chariot télescopique, tracteur à fourche ou encore chariot frontal.

Le plus simple est de travailler avec des plateformes comme Agrikolis, qui sont partenaires avec plusieurs sites de e-commerce comme Cdiscount. Fondée il y a 2 ans, la start-up compte aujourd’hui 280 fermes relais, et cherche encore à se développer.

Cette activité complémentaire demande surtout du temps. En effet, il faut pouvoir se faire livrer une à deux fois par semaine et assurer des plages horaires pour le retrait des colis par les clients. Pour l’agriculteur, Agrikolis met en avant une rémunération autour de 5 euros par colis réceptionné et livré.

« Cette activité complémentaire peut permettre aux agriculteurs de gagner en moyenne 500 euros par mois en fonction du nombre de colis stockés et de promouvoir les produits de leur exploitation », argumentent les fondateurs.

Ce service aux particuliers offre également aux agriculteurs l’occasion de discuter autour du métier.

Réagir à cet article

Sur le même sujet