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Bâtiment d'élevageUne vache peut-elle avoir froid ?

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Que les bovins soient au champ ou en bâtiment, peut se poser la question de l’impact des températures froides. Les enjeux ? la préservation de la production laitière ou de viande. Si les vaches affichent une certaine résistance, à certaines conditions, il faut rester vigilant pour les veaux jusqu’à 6 mois.

Si pour les éleveurs, des températures comprises entre 0 et 15°c paraissent froides, la vache, elle, se trouve dans sa zone de confort thermique ! Elle peut aussi s’adapter facilement si le thermomètre descend à -8 / -10°C. Au fil des saisons, sa robe évolue : en hiver, elle se densifie pour maintenir la température corporelle à 38°C.  L’épaisseur de la couche de gras améliore également l’isolation de l’animal.

Des risques de stress au froid

Toutefois, la vache n’est pas à l’abri d’une hypothermie, dont les conséquences peuvent être préjudiciables. Les extrémités sont moins bien irriguées par le sang au profit des organes vitaux, les pattes, les mamelles et les oreilles refroidissent. Des pertes de poids peuvent être observées, avec un ralentissement de la production de lait ou des performances bouchères. D’autres impacts annexes sont également possibles : vêlages plus compliqués, veaux en moins bonne forme et donc plus vulnérables…

Pour éviter le stress au froid, il est donc important d’assurer le bien-être des vaches sur plusieurs paramètres.

Répondre aux besoins physiologiques en cas de froid

Lorsque les températures chutent, les besoins énergétiques des animaux augmentent. Il leur faut donc pouvoir accéder à de la nourriture à volonté, très qualitative (concentrés et foin notamment). Les rations sont donc à adapter.

Concernant l’eau, dont les besoins varient entre 40 et 120 litres par jour selon la météo, l’alimentation et le stade physiologique, il s’agit d’optimiser sa consommation et empêcher le refroidissement des animaux par ce biais : sa température idéale recommandée se situe entre 8 et 14°C, quelle que soit la saison.

Prévoir un environnement confortable

L’humidité et le vent accentuent la sensibilité des vaches au froid. Si le troupeau est au champ, il faut veiller à ce qu’il dispose d’un refuge pour s’abriter lors des intempéries. Une robe bien sèche et propre est ainsi plus isolante. En bâtiment, il faut veiller au bon renouvellement de l’air, pour éviter l’atmosphère humide, source de problèmes respiratoires et de développement de pathogènes tels que mammites, sans pour autant créer des courants d’air. Pour cela, ne pas étanchéifier les ouvertures et mettre en place une ventilation efficace.

Aussi, en extérieur comme en intérieur, une bonne couche de litière sèche offre aux vaches une aire protectrice. Attention toutefois aux zones un peu boueuses et détrempées, notamment autour des abreuvoirs et des râteliers, qui peuvent provoquer leur refroidissement via les pattes.

Et pour les veaux ?

Les veaux ont davantage besoin de chaleur que les adultes, d’autant plus s’ils sont nouveaux-nés.

Les besoins en températures des veaux – source : IDELE

Soufflet

Dans tous les cas, l’aménagement des cases spéciales vêlage et de la nurserie nécessite un raisonnement affiné : paille en quantité, une bonne protection contre l’air et l’humidité, lampe infra-rouge à disposition…Surveiller également les premières tétées de colostrum riche en nutriments et en anticorps, qui préservent des risques d’hypothermie.

Si l’ensemble de ces conditions sont respectées, aussi bien pour les adultes que pour les jeunes, il n’y a pas de raison que les animaux subissent l’impact du froid.

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