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C’est ici que tout commenceLes clés pour un colza bien implanté

Plusieurs facteurs jouent sur la qualité d'implantation du colza à commencer par la date de semis. (©Photoagriculture - stock.adobe.com)
Plusieurs facteurs jouent sur la qualité d'implantation du colza à commencer par la date de semis. (©Photoagriculture - stock.adobe.com)

L’été a commencé, alternant sec et pluies. Alors que ces conditions sont difficiles à supporter quand la moissonneuse n'a pas terminé son ouvrage, elles sont plutôt de bon augure à l'approche des semis de colza. Elles pourraient offrir ce qui manque cruellement depuis quelques années pour valider la première des étapes pour une bonne implantation du colza.

La liste des facteurs clés de succès de la culture du colza commence par une bonne implantation et la vigueur au départ. Et pour les obtenir, il faut décrocher plusieurs clés.

1-D'abord la date de semis

A la recherche des fenêtres les plus propices aux semis, et surtout à la levée, vous êtes de plus en plus nombreux à tester les semis très précoces de colza, avant le 10 août. Il est en effet l’un des leviers agronomiques permettant d’obtenir des colzas robustes face aux attaques d’insectes. Les observations montrent que les colzas qui ont atteint le stade 4 feuilles vers le 20-25 septembre résistent beaucoup mieux que les autres aux grosses altises, pucerons verts et charançons du bourgeon terminal.

2-La fertilisation au moment du semis, la pratique qui a l’effet le plus marquant

L'ammonitrate, apporté en localisé sur la raie de semis, avant le 31 août selon les arrêtés préfectoraux, améliore la vigueur du colza, ainsi que l’indice de floraison. L’apport d’azote au semis a également un effet positif sur le niveau de biomasse de la culture en sortie hiver.

L’objectif est d’obtenir une croissance dynamique tout au long de l’automne et une plante suffisamment robuste face aux ravageurs. Le conseil est d’apporter 30 unités d’azote, sous forme organique ou minérale, avant le 1er septembre, ou 10 unités en localisé quelle que soit la date, comme le permet la législation. Des engrais binaires (azote + soufre ou azote + phosphore) peuvent aussi avoir un intérêt.

3-Les plantes compagnes pour réduire encore la pression des ravageurs

Les plantes compagnes peuvent avoir un effet répulsif sur les insectes d’automne et notamment les grosses altises. C’est le cas des féveroles et de mélanges avec des petites graines telles que la lentille, le fenugrec, le trèfle d’Alexandrie. Ce qu’il faut, c’est une biomasse suffisamment développée. Terres Inovia estime qu’un effet positif sur les attaques d’insectes est mesurable lorsque les plantes compagnes atteignent un minimum de 200 g/m² en fin d’automne. Attention, les légumineuses associées au colza sont exigeantes en somme de températures pour se développer, une raison supplémentaire pour semer tôt le colza.

Les légumineuses contribuent également à une bonne alimentation azotée des colzas en octobre-novembre, surtout sur les sols superficiels, et les colzas bien alimentés supportent mieux la prédation des insectes à l’automne.

4-Désherbage de post-levée

Toute pratique qui ralentirait le colza peut le pénaliser fortement vis-à-vis des insectes. Il convient donc d’être vigilant lors des applications d’herbicides. Les parcelles sont désherbées en post-levée pour éviter le potentiel frein occasionné par un désherbage de pré-levée.

5-Choix du semoir : les monograines en faveur de l’implantation

Le monograine contribue à un meilleur positionnement et rappui de la graine, avec des levées à la fois plus rapides, vigoureuses et homogènes qu’avec un semoir à céréales. Le semoir de précision garantit surtout une bonne vigueur au départ, intéressante notamment dans les petites terres superficielles ou quand les précipitations sont faibles.

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