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Violence animalisteDes éleveurs témoignent de leur souffrance dans une vidéo

Si les associations animalistes qui s’introduisent dans les élevages défrayent régulièrement la chronique médiatique, les Z’Homnivores, collectif d’acteurs de la production alimentaire, n’entendent pas leur laisser le monopole du registre dramatique. L’organisation a recueilli, dans une vidéo, les témoignages d’éleveurs victimes de ces intrusions et dénonce les conséquences psychologiques importantes de ces actions sur les éleveurs.

Depuis quelques années, des associations qui ont pour but de mettre fin à l’élevage s’introduisent régulièrement dans les exploitations et multiplient les actions de dégradation, de harcèlement et de « name and shame » sur les éleveurs. Avec des conséquences psychologiques non négligeables pour ces derniers. Dans une vidéo, le collectif les Z’Homnivores dénonce la violence des actions menées par les militants de ces associations, en donnant la parole aux éleveurs.

En 2020, une trentaine d’actes de violence animaliste ont été commis dans des fermes à des fins idéologiques, rappelle l’organisation. « Une tendance qui ne cesse de progresser et dont les chiffres ne révèlent qu’une infime partie de la réalité au regard du peu de plaintes déposées par les victimes », ajoute le collectif.

« Je n’osais plus sortir »

Témoignant à visage caché, les éleveurs émus relatent le sentiment de peur suite à ces attaques. Philippe (le prénom a été changé) avoue avoir été « complètement choqué » par l’intrusion. D’autres dénoncent l’humiliation qui a suivi, la honte vis-à-vis des voisins. « On a eu peur des représailles, peur pour les enfants », explique un éleveur. « Je n’osais plus sortir », ajoute un autre.

Un enjeu pour le renouvellement des générations

« Il faut absolument qu’il y ait du soutien, pour qu’il y ait des jeunes qui s’installent », insiste une éleveuse. Car malgré une certaine mobilisation politique, et la mise en place d’une cellule spécifique de la gendarmerie, la cellule Déméter, pour contrer ces violences en milieu rural, « la réponse judiciaire semble aujourd’hui encore inadaptée », relèvent les Z’Homnivores.

« Il faut témoigner et combler le vide juridique s’il y en a », estime par ailleurs un éleveur interrogé dans la vidéo. Sinon, le climat d’insécurité sera une barrière supplémentaire pour l'attractivité du métier, menaçant au final la souveraineté alimentaire française, rappelle le collectif qui demande une meilleure prise en compte de ces enjeux : protection des femmes et des hommes qui produisent (agriculteurs, éleveurs et entreprises alimentaires), maintien de la capacité de la Ferme France à garantir sa souveraineté alimentaire, et préservation de la liberté alimentaire de chacun.

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