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Appel à projet en Seine-MaritimeMaintenir et développer les prairies permanentes

« Les surfaces en prairies permanentes ont fortement diminué sur le bassin Seine-Normandie. » (©torstensimon de Pixabay)
« Les surfaces en prairies permanentes ont fortement diminué sur le bassin Seine-Normandie. » (©torstensimon de Pixabay)

L’agence de l’eau Seine-Normandie lance un appel à projets afin d’« accompagner la mise en œuvre, par des collectivités, de paiements pour services environnementaux (PSE), spécifiquement liés au maintien et au développement des prairies permanentes des élevages sur les aires d’alimentation de captage d’eau potable ».

L'agence de l'eau Seine-Normandie lance un appel à projet auprès des « collectivités compétentes pour la gestion d'aires d'alimentation de captages, déjà engagées dans une démarche territoriale ». Elle souhaite par ce biais « accompagner la mise en œuvre de paiements pour services environnementaux (PSE), spécifiquement liés au maintien et au développement des prairies permanentes des élevages sur les aires d’alimentation de captage d’eau potable. » L’appel à projets qui court jusqu’au 16 avril 2021 est doté de 10 millions d’euros.

Dans le cadre de « l’expérimentation nationale de PSE inscrite dans le plan Biodiversité et dans le bilan des Assises de l’eau, l’agence de l’eau souhaite ainsi « préserver les prairies existantes et développer de nouvelles prairies, particulièrement celles qui sont valorisées par des élevages sur les aires d’alimentation de captages (AAC) ».

Selon l’agence de l’eau Seine-Normandie, « les surfaces en prairies permanentes ont fortement diminué sur le bassin Seine-Normandie. Elles représentaient 37 % de la surface agricole utilisée en 1970 et seulement 19 % en 2019 ». L’agence de l’eau explique que « cette diminution des herbages se fait au profit des grandes cultures (blé, orge, colza, maïs…). »  Cette disparition des surfaces herbagées est néfaste pour l’environnement et entraîne une « augmentation de l’érosion, un accroissement des pressions (azote et produits phytosanitaires) sur les rivières et les eaux souterraines, et une dégradation de la qualité des captages d’eau potable » entre autres.

En effet, « les dernières données issues des travaux pour l’élaboration du Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux 2022-2027, indiquent que près de 30 % des points de prélèvements en eaux souterraines utilisés pour l’alimentation en eau potable ont des niveaux de contamination en phytos et/ou en nitrates qui dépassent d’au moins 75 % les normes pour l’alimentation en eau potable. »

Une phase d’analyse aura lieu d’avril à juillet 2021, à l’issue de laquelle les projets sélectionnés seront connus. « Les actions retenues seront subventionnées à 100 % pour les PSE compatibles avec le dispositif national du ministère de la transition écologique (régime SA.55052), 80 % pour les études opérationnelles ou l’accompagnement. »

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