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Bilan météoJanvier 2021 assez froid et pluvieux

 Janvier : des précipitations à la fois fréquentes et abondantes, propices aux crues et inondations (©Peggy Choucair de Pixabay)
Janvier : des précipitations à la fois fréquentes et abondantes, propices aux crues et inondations (©Peggy Choucair de Pixabay)

Ce début d'année 2021 renoue avec un déficit thermique, événement devenu très rare depuis un an et demi en France, dans un contexte très humide et sombre. Frédéric Decker, météorologue à MeteoNews, dresse le bilan climatologique du mois de janvier 2021.

Malgré un froid le plus souvent modéré notamment du 1er au 11 (le thermomètre est par exemple resté constamment sous 5 degrés durant ces 11 premiers jours de l'année à Orly), les 15 et 16 puis du 23 au 26, janvier 2021 dégage un déficit thermique assez marqué : - 1 degré par rapport à la normale 1991-2020 (- 0,5 par rapport à la précédente normale 1981- 2010).

La douceur enveloppant ces périodes assez froides n'a pas été suffisamment intense ni durable pour combler la perte thermique. En moyenne nationale, janvier 2021 est en effet à 4,6 degrés pour une normale de 5,6 degrés. Un pic de froid a été atteint dans le Nord-Est le 16, jusqu'à - 13,5 degrés à Metz, valeur minimale record du mois à basse altitude, sur sol enneigé et par nuit dégagée. Le record maximum du mois a été atteint à Bastia le 29 avec 23,0 degrés.

Beaucoup de pluie

Les hautes pressions relativement présentes jusqu'au 17 ont ensuite cédé la place à un rail dépressionnaire océanique, apportant des fronts très actifs sur l'ensemble de la France et donc des précipitations à la fois fréquentes et abondantes. Des conditions propices aux crues et inondations qui ont parfois été importantes en toute fin de mois, notamment sur le quart Sud-Ouest et les régions du Nord-Est. La France a en effet reçu en moyenne nationale 99 mm de précipitations (pluie et neige) pour une normale de 68 mm, soit un excédent de 46 %. Bien qu'élevé, ce chiffre n'est pas exceptionnel, dépassé par onze mois de janvier depuis 1946 avec un record à 136 mm en 1955. Bourg-Saint-Maurice est la commune ayant reçu le plus de pluie durant ce mois de janvier 2021. À l'inverse, Sète n'a reçu que 12 mm de pluie dans le mois.

Côté neige, les reliefs ont été bien servis comme en décembre 2020. Pour les régions de plaines, la Lorraine et surtout l'Alsace ont connu un épisode remarquable à exceptionnel les 14 et 15 janvier avec 10 à 30 cm en plaine (21 cm à Strasbourg). Il fallait remonter à 2010 pour retrouver de telles quantités.

Et peu de soleil

Après un début d'année catastrophique, pas une seconde de soleil lors de la première semaine sur de nombreuses régions, l'astre du jour est resté bien paresseux durant ce mois de janvier 2021, confiné derrière une chape nuageuse souvent très dense. Les 70 heures d'ensoleillement moyen mensuel national sont inférieures de 14 heures à la normale 1991-2020 (84 heures), déficit atteignant donc 17 %. Bien que faible, ce chiffre reste assez nettement supérieur au record de faiblesse de janvier 2018 et ses 53 heures de soleil. Le Touquet détient le chiffre le plus bas du mois avec seulement 35 heures de présence du soleil. C'est Montpellier qui a compté le plus d'heures d'ensoleillement avec 157 heures.

Un mois de janvier bien hivernal, globalement froid mais sans excès en dehors de l'extrême Nord-Est où un pic de froid a été atteint en milieu de mois après un épisode neigeux remarquable. La pluie est tombée en abondance, en particulier en seconde quinzaine, provoquant des crues et inondations. Logiquement dans ce contexte perturbé, le soleil s'est montré faiblard.

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