Reportages

Reportages terrain : conduite d'élevage, technique culturale, machinisme agricole, en photos et vidéo.

17Mai
Pommes de terre

Les stocks grossissent, les Français mangeant moins de frites

« A cette époque-ci, normalement, je n'ai plus rien », souffle Christophe Delebarre, producteur de pommes de terre dans le Pas-de-Calais, devant les 150 tonnes d'invendus dans son hangar. Avec la fermeture des restaurants et cantines scolaires pour lutter contre le coronavirus, la consommation de frites a chuté en France et les stocks s'accumulent.

1Mai
Ferme d'Idoine (76)

Transformer leur lait en glaces, ils se sont lancés mais pas n'importe comment !

C'est à quelques kilomètres de Dieppe en Seine Maritime (76) que Damien Capron et Nicolas Blondel ont lancé la ferme d'Idoine. Éleveur laitier pour l'un, salarié agricole pour l'autre, les deux hommes se sont associés dans l'objectif de fabriquer des glaces à la ferme. Ils ont alors fait appel à Glace concept qui les a accompagnés dans leur projet. Aujourd'hui, avec presque deux ans de recul, les associés ont déjà transformé près de 100 000 litres de lait et il y en a pour tous les goûts...

10Avril
Gaec du Porche (76)

« C'est la clarté d'une usine de textile qui m'a inspiré ce bâtiment d'élevage »

Vu de loin, on se demande ce que ce bâtiment peut bien abriter... Des vaches tout simplement ! Damien Capron du Gaec du Porche (76) s'est inspiré des toits d'usine pour concevoir sa stabulation vaches laitières. En plus des filets brise-vent sur chaque longueur, les pans verticaux de la toiture, orientés au nord, assurent une grande luminosité et une bonne aération pour le troupeau.

3Avril
À la ferme des Petits Vaux (76)

« Pour poursuivre l'agrandissement du troupeau, nous sommes passés en logettes »

Au Gaec des Petits Vaux (76), on ne lésine pas sur le confort du troupeau laitier. Pour poursuivre l'agrandissement du cheptel et atteindre les 150 VL, Guilène et Édouard Duboc ont revu l'aménagement de la stabulation en transformant l'aire paillée en un système caillebotis avec logettes. Mais hors de question pour les éleveurs de monter de simples tubulaires. Ils ont comparé les modèles et ont opté pour les logettes Cow House avec matelas Friesian Island et genouillère adaptée. Le tout pour un investissement global de 350 000 ¤.


30Mars
Ça n'arrive pas qu'aux autres !

C. Didelot (88) : « Atteint du coronavirus, j'ai dû réorganiser mon travail »

Christophe est éleveur laitier dans le Grand Est. Ayant contracté le coronavirus, il a immédiatement renvoyé son apprenti chez lui pour éviter toute contamination. Tandis qu'il espérait avoir droit au service de remplacement, l'éleveur s'est retrouvé seul, démuni face à son travail à la ferme. Il a donc fallu s'organiser pour continuer à travailler tout en combattant la maladie.

27Mars
Témoignages d'éleveurs face au Covid-19

« On adapte nos volumes transformés en gardant un ½il sur le prix du lait »

En plein confinement, les nerfs sont mis à rude épreuve pour les éleveurs transformateurs. En Normandie, Thomas Graindorge (61) et Raphaël Spruytte (14) ont le pied sur la pédale de frein. Si Thomas voit la fréquentation de son magasin augmenter, la fermeture des écoles, des restaurants et des marchés l'oblige à réduire de 30 % sa production de crème. Même constat chez Raphaël, dont la production de fromage risque de fortement ralentir face à un carnet de commandes quasiment vide. Les deux éleveurs redoutent d'ailleurs une chute du prix du lait qui entraînerait tout le monde dans sa course.

13Mars
La ferme du P'tit Gallo (35)

12 UMO, 400 000 l de lait transformé et bientôt un congé de 10 mois à l'étranger

Yves Simon est agriculteur en Ille-et-Vilaine. En reprenant la ferme laitière bio de ses parents en 2004, le jeune éleveur se lance dans la transformation. Une quinzaine d'années après, la ferme du P'tit Gallo a bien changé : Yves s'est entouré de 11 salariés et transforme 400 000 l de lait par an, il a fait naître le réseau Invitation a la ferme, a équipé ses bâtiments de panneaux solaires, a monté un séchoir en grange et une micro-méthanisation. L'éleveur qui cumule les projets se lance maintenant un défi de taille : laisser les rênes de l'entreprise aux salariés pour partir 10 mois au Costa Rica en famille.

28Février
[Reportage] Alternatives aux phytos

L. Viet, agri inventeur, met au point un robot désherbeur de céréales

Le 23 février dernier, Laurent Viet, agriculteur dans l'Aisne, a remporté le prix « coup de c½ur » du concours Agreen Startup au Salon de l'agriculture 2020 pour son bras robotisé désherbeur « LVR2 ». Le concept est simple : proposer une solution de désherbage mécanique basique pour les exploitants en grandes cultures, qui soit accessible au plus grand nombre (peu coûteuse) et qui permette de réduire le recours aux herbicides. De retour de Paris, ce passionné nous donne plus de détails.

7Février
Soigner son troupeau

Chez Étienne Perin (62), l'homéopathie a fait fondre les frais vétérinaires

Dans l'armoire à pharmacie de l'EARL Perin, élevage laitier du Pas-de-Calais, on ne trouve pas grand chose d'autre que des tubes de granules. Étienne Perin soigne son troupeau à l'homéopathie depuis huit ans. Non seulement, cette technique a diminué ses frais vétérinaires de 15 ¤/1 000 l mais a complétement changé sa façon d'aborder et d'observer ses animaux. L'éleveur est aujourd'hui plus serein et ses vaches aussi.

31Janvier
Reportage au Gaec Beausapin (50)

Moitié Brune, moitié Holstein pour un troupeau productif et facile à conduire

Au Gaec Beausapin dans la Manche, le troupeau est mixte. Parmi les 115 vaches laitières, la majorité sont des Prim'holsteins, mais on dénombre tout de même 40 Brunes. Guillaume Richard a importé la race à son installation. Son objectif : améliorer les taux et donc la paie de lait. Aucun regret pour l'éleveur qui conduit les deux races de la même façon et sans difficultés.

24Janvier
Témoignage

G. Hamel (14) : « S'agrandir, produire plus et se retrouver face à un mur »

Guillaume Hamel élève 200 vaches laitières et leur suite à Vouilly (Calvados). Depuis son installation en 1996, l'éleveur a cumulé les difficultés : des associations qui n'ont pas fonctionné, un surendettement de la structure, un gros retard de paiement des aides à la conversion et comme si ça ne suffisait pas, il s'est récemment fait couper l'herbe sous le pied avec le retrait des aides aux légumineuses fourragères. Malgré son optimisme, Guillaume crie son ras-le-bol !