« Il n’y a pas, à ce jour, de mesures sanitaires en Italie qui interdisent aux broutards de rejoindre les zones d’engraissement. Les seuls incidents possibles, rares et très localisés, peuvent concerner des chauffeurs qui refusent de se rendre jusque dans telle ou telle commune », a expliqué Roland Pellenard, président de l'organisation de producteurs Opalim viandes, à nos confrères du Populaire du Centre. Pourtant, il affirme être en contact quotidien avec des éleveurs, des négociants ainsi que des exportateurs, et le Covid-19 est au coeur des préoccupations : « il ne se passe pas un jour sans qu’on me rapporte plusieurs fois le cas d’acheteurs disant aux éleveurs : "vous savez, l’Italie va fermer ses portes alors il faut me vendre tout de suite, mais moins cher" ».
D’après lui, certains acheteurs tenteraient de « créer une psychose chez les éleveurs pour tirer les prix vers le bas ». « On a pu me rapporter des demandes de rabais de 75 € par bête, imaginez le manque à gagner sur tout un lot » !
Pour l’heure en tout cas, aucune modification majeure n’est prévue, bien que des mesures pourraient éventuellement être prises plus tard.
L’Italie, pays le plus touché par le virus en Europe et le quatrième à l’échelle mondiale (derrière la Chine, la Corée du Sud et l’Iran), est aussi le principal débouché pour les broutards français. Certains redoutent que les mesures prises pour lutter contre l’expansion du coronavirus ne viennent impacter les échanges entre les deux pays.
Toutefois, la France est plongée dans un climat de craintes, maintenant que le virus s'est propagé largement à travers l'ensemble du territoire et qu'il commence à avoir des effets notables sur certains secteurs agricoles français.
350 vaches, 3 traites par jour et 12 salariés : une ferme laitière grand format où il fait bon vivre
Des tracteurs canadiens à la conquête de la France et de l’Europe
Simon Huet : « Je gagne plus d'argent à être autonome qu'à être en bio »
« 700 000 l dès la première année pour sécuriser l'installation »
Les premières baisses de prix du lait en Europe inquiètent
Forte tension sur les engrais azotés : les prix flambent en Europe
« Je vends mes broutards 20 à 25 centimes plus chers grâce aux marchés aux bestiaux »
Engraisser ou vendre en maigre ? La finition reste rentable malgré la hausse du broutard
La CR bloque un lot de broutards irlandais en transit à Blanquefort vers l’Espagne
Cornes absentes ou atypiques ? Signalez-le auprès de l'Onab