Ovins viandeLa nouvelle grille de cotations FranceAgriMer harmonise les cours

| par RV | Terre-net Média

La refonte des cotations des ovins de boucherie est entrée en vigueur le 15 janvier 2013. Elle a été publiée le 22 janvier par FranceAgriMer. Le nombre de bassin de cotations et de catégories de poids est réduit afin d'obtenir davantage d'animaux pour fiabiliser la collecte des données.

Prix de l'agneaux
D'aprés les analyses de l'observatoire des marchés ovins de Web-agri, les agneaux Irlandais arrivent en France
sur des bases de 3,50 € à 3,80 € au 18/01. La grande majorité des Gms propose ces produits au détriment de
la production française. Les abattoirs pâtissent du manque de consommation d'agneaux français.
(© Terre-net Média)
Aprés s'être attaqué aux cotations « gros bovins entrée abattoir », FranceAgriMer, en accord avec les acteurs de la filière, a revu la grille de cotations des ovins. Cette réforme, « largement débattue » au sein des instances de FranceAgriMer répond à un double objectif : mieux répondre aux besoins d’information des acteurs de la filière et fiabiliser la collecte des prix et l’élaboration des cotations, grâce à un dispositif modernisé qui s’appuie sur la transmission dématérialisée des données par les abatteurs.

Cela se traduit par la refonte des bassins de cotations et la rénovation des grilles de cotations, largement simplifiées.

Deux bassins de cotations : Poitiers et Toulouse

Les bassins de cotations passent en effet de quatre à deux, avec la fusion des deux bassins actuels du sud et des deux bassins actuels du nord. Les nouveaux centres de cotations sont Poitiers pour la région nord et Toulouse pour la région sud.

Bassin de cotation ovins
Refonte des bassins de cotations. (© France AgriMer)

Moins de catégories de poids

La segmentation des grilles de cotations est simplifiée et adaptée aux marchés, pour une meilleure représentativité.

Concernant les agneaux de boucherie (ovins de moins de douze mois), quatre catégories de poids au lieu de cinq précédemment seront désormais cotées : moins de 16 kg, 16 à 19 kg, 19 à 22 kg et plus de 22 kg. Seules les conformations U, R et O et les états d’engraissement 2, 3 et 4 seront désormais cotés.

Cotations agneaux
Cotations agneaux du 14/01 au 20/01. Prix "entrée abattoir" HT en euros/kg de carcasse.   (© FranceAgrimer)
Concernant les brebis et autres ovins, deux catégories de poids, au lieu de trois précédemment, sont désormais retenues : inférieure ou supérieure à 30 kg. Seules les conformations R et O et les états d’engraissement 2, 3 et 4 seront désormais cotés.
Cotations brebis
Cotations brebis du 14/01 au 20/01. Prix "entrée abattoir" HT en euros/kg de carcasse  (© France AgriMer)


« Dans ces conditions, il convient durant les premières semaines de démarrage de lire et d’interpréter avec prudence les cotations ovines. Leur comparaison avec les cotations du précédent système doit tenir compte de ces changements », fait remarquer FranceAgriMer.

Où va le prix de l’agneau ?

La fédération nationale ovine s'insurge du prix de l’agneau qui est en chute libre. Extraits d'un  communiqué de la Fno datant du 18 janvier :

« Depuis maintenant plusieurs semaines, le prix de l’agneau est en chute libre. Nous savons que la crise que nous traversons se fait sentir à tous les maillons de la filière et que l’afflux d’agneaux à bas prix en provenance d’outre-manche, alors que la consommation reste morose, déstabilise le marché.

Conscients de ces difficultés pesant sur le commerce, les éleveurs sont prêts à se mobiliser pour en faciliter l’écoulement et prendre part à la réalisation d’opérations de promotion en magasin, à moins que désespérés, ils n’en viennent à des actions moins consensuelles… Nous ne pourrons pas supporter longtemps que les prix continuent à se dégrader dans le contexte actuel de hausse généralisée des coûts de production, détériorant sans fin nos revenus.

La baisse du prix à la production n’est pas une solution durable pour sortir de cette crise, et hypothèque l’avenir de toute la filière, dans un contexte où pour la pérenniser, il nous faut réussir l’installation de jeunes éleveurs. »

 


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