Conjoncture laitièreDes marchés laitiers devenus imprévisibles à cause du Covid-19

| par | Terre-net Média

Bien que les cours des produits laitiers soient actuellement stables, des incertitudes planent sur le marché du lait. En effet, la crise sanitaire et donc économique en devenir ne donne pas beaucoup de visibilité sur l'évolution des prix.

[Vidéo] Conjoncture laitière du Cniel, novembre 2020 :

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Si la production laitière augmente depuis le début de l'année dans les principaux bassins exportateurs mondiaux (+ 1,2 % dans l'Union européenne, + 1,5 % aux États-Unis et + 0,4 % en Nouvelle-Zélande), elle est depuis la fin du mois d'octobre en repli dans l'Hexagone (- 1 à 2 % par rapport à 2019).

Collecte laitière françaiseÉvolution de la collecte laitière en France jusqu'à la fin octobre 2020. (©Cniel)

Un marché des produits laitiers imprévisible

« La situation actuelle se caractérise par des incertitudes liées à la crise économique en devenir qui rend imprévisible l'évolution des marchés au cours des prochains mois », avance Benoît Rouyer économiste du Cniel dans sa dernière note de conjoncture laitière.

« Les cours des produits laitiers industriels ont connu une évolution assez chaotique au cours du premier semestre. Les mesures prises pour endiguer la pandémie ont perturbé en mars l'équilibre et induit une baisse brutale des cours. »

En mai, après le pic printanier de production, les prix ont de nouveau progressé mais depuis cet été, le prix du beurre est stable (à 3 300 €/t), tandis que la poudre de lait écrémée augmente faiblement (2 300 €/t).

Prix du beurre et de la poudre de laitÉvolution des prix des produits industriels en France jusqu'à la fin octobre 2020. (©Cniel)

Ça pourrait être pire..

« Selon l'enquête mensuelle laitière de FranceAgriMer, le prix standard du lait de vache conventionnel était au mois d'août 2020 de 333 €/1000 l, soit 11 € en dessous du niveau de 2019 », cite l'expert.

« La situation actuelle est moins favorable que le scénario escompté en début d'année 2020, avant que la pandémie ne se manifeste. Pour autant, la conjoncture n'est pas aussi dégradée qu'au cours des années 2015 et 2016. Il n'y a pas de stock à l'intervention ou de menace à court terme de forte baisse des prix sur les marchés internationaux. »

Prix du lait en FrancePrix mensuel du lait de vache français. (©Cniel)


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DÉJÀ 6 RÉACTIONS


jersiaise
Il y a 13 jours
Le cniel va peut être s'apercevoir que les populations n'ont pas arrêté de manger malgré le confinement pour ce qu'il en est du nouvel étalon cellules lis ont peut de chose à dire. Un jour la rareté ferrât elle la cherté
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Chris
Il y a 14 jours
Y a un problème qui rentre en jeu aujourd'hui, c'c'est que toutes les exploitations sont au taquet niveau volume et main d'œuvre et qu'ils ne trouvent pas preneurs pour les litrages libérés
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Capitaine
Il y a 6 jours
Cet article deDelphine Scohy est diffusé au même moment que le Cniel diffuse ceux des coûts de production et prix de revient de 2019. Ils sont ( pour une fois) accrédité par la branche laitière de la Fnsea - La FNPL.
Ceux-ci incluent l’es charges salariales et les surcoûts liés à la sécheresse ( de 2019) et augmente de 19€ par rapport à 2018.
Lait de plaine 403€
Montagnes 483€
Agri.Biologiq 547€

Faites donc tous vos conclusions merci.
Pendant ce même temps Le conseil Régional des Pays de la Loire attribue à Lactalis une aide publique de 840000€.
Sachant que 38 de ses sites en France ne respectent pas les normes environnementales.



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jacky
Il y a 14 jours
le prix du lait aussi bas c'est une honte! qui accepte de travailler à perte: personne sauf l'éleveur laitier (vaches) Ca ne bouge pas personne dit rien le prix de revient devient de plus en plus élevé( bien au dessus du prix de vente) et en plus la production n'est pas au rdv
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db42
Il y a 14 jours
Ça fait 10 ans qu'on écoute le même discours. A cause de tel événement extérieur, covid, guerre armée ou économique, sécheresse, mouche qui pète à tataouine... le prix du lait est incertain, il baisse ou monte moins que prévu.
Mais grâce au super travail des industries laitières à la parole sainte, c'est moins pire, on à même de la chance.
Résultat, travaillez plus pour perdre moins.
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Jo
Il y a 14 jours
Il ferait mieux de nous parler de leur grille du prix du lait, où ils ont avec la complicité des laiteries volés les producteurs de lait avec leurs analyses du taux cellulaires !!!!

Le cniel encore un organisme qui ne sert a rien à part ponctionner une partie de la valeurs sur le dos des producteurs
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