Compétitivité du lait de vacheLa France au-dessus de ses concurrents mondiaux, malgré certains points faibles

| par | Terre-net Média

Dans le bilan 2019 de la compétitivité du lait de vache, réalisé pour FranceAgriMer et étudiant la performance des filières laitières dans les 13 principaux pays producteurs, la France arrive première, avec un bon positionnement sur la capacité d'organisation de la filière laitière, la maîtrise technique, et une bonne capacité à s'implanter sur les marchés. Néanmoins, des faiblesses s'installent, comme la baisse régulière de la production, et des épisodes de sécheresse importants, dans un contexte de forte pression sociétale sur l'élevage.

Réalisée sur les données 2019, la dernière veille internationale de FranceAgriMer sur la compétitivité du lait de vache souligne les atouts français mais également les points de vigilance pour l'avenir.Réalisée sur les données 2019, la dernière veille internationale de FranceAgriMer sur la compétitivité du lait de vache souligne les atouts français mais également les points de vigilance pour l'avenir. (©Pixabay)

Réalisée tous les ans depuis 2015 pour FranceAgriMer, la veille concurrentielle sur le lait de vache analyse sept critères de compétitivité dans les 13 principaux pays producteurs (Nouvelle-Zélande, Australie, États-Unis, Brésil, Argentine, France, Allemagne, Pays-Bas, Irlande, Royaume-Uni, Pologne, Italie et Danemark). Des pays qui représentent 43,9 % de l’approvisionnement mondial en lait de vache, pour une production de 294 milliards de litres en 2019.

Si la France n’occupe jamais la première place sur chacun des sept axes étudiés, la moyenne totale obtenue sur les 40 indicateurs de l’étude hisse le pays tout en haut du podium pour l’année 2019, avec de bonnes performances sur les critères d’organisation de filière, de maîtrise technique et d’implantation sur les marchés.

Macroéconomie : la France en bas du tableau

Sur les aspects macro-économiques, la France n'est que onzième sur treize pays, désavantagée notamment par le coût élevé de la main d'œuvre.

Cinquième place sur la durabilité des ressources

Sur l'axe "durabilité des ressources", qui prend en compte la pluviométrie, l’accès au foncier, la taille de la SAU, ou encore les tensions sur la production, la France se place cinquième. 

Quatrième place sur le potentiel de production

La France, où la production laitière est stabilisée depuis 3 ans, à 24 milliards de litres, a pâti en 2019 de niveaux de fourrage bas en raison de la sécheresse. Ses TB et TP sont par ailleurs assez moyens au regard de certains concurrents, ce qui place le pays à la quatrième place sur l'axe "potentiel de production". 

Deuxième sur la capacité d'organisation de la filière

En revanche, les performances françaises sont meilleures sur la capacité d'organisation de la filière, grâce à une recherche performante et des entreprises dans le top 20 mondial. Cet axe mesure le poids de la filière laitière dans les exportations agroalimentaires, le niveau de la recherche privée ou publique, la concentration du tissu industriel (notamment le poids des trois principaux collecteurs) et le nombre d’entreprises de premier plan au niveau mondial.

La france deuxième aussi sur la maîtrise technique

Sur l'axe de la maîtrise technique, qui évalue la régularité de la production, le dynamisme de la consommation locale et la polyvalence de l’offre en produits laitiers, la France arrive deuxième, grâce notamment à la grande diversité d'offre. 

Portefeuille des marchés : quatrième place

La France se place quatrième sur les critères qui touchent au portefeuille de marchés : valeur des exportations de produits laitiers, balance commerciale et leur croissance en valeur, présence des pays sur 13 marchés clés ou émergents, diversité des partenaires commerciaux d’envergure et la part relative que représentent leurs premiers marchés clients. 

La France deuxième pour la capacité à conquérir les marchés

Enfin, la France possède également de nombreux atouts concernant la capacité à conquérir des marchés, avec de bonnes implantations industrielles des trois leaders sur les zones porteuses, une diversité des implantations à l’étranger, des investissements dans l’industrie laitière, et des accords de libre-échange. Elle se place deuxième ex-aequo avec le Danemark sur ce septième axe analysé dans l'étude. 

 


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DÉJÀ 12 RÉACTIONS


gillesdu01
Il y a 39 jours
On subventionne , on conditionne , on fait rêver et puis ..... le constat arrive

Le constat : on est bon sur le papier , mais sur le terrain c'est moins drôle ...
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Lau
Il y a 39 jours
L article a peu d intérêt ,beaucoup de critères peu objectifs pour classer les pays....Et si on ré localisait la production près des consommateurs?
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gillesdu01
Il y a 39 jours
"Compétitivité du lait de vache
La France au-dessus de ses concurrents mondiaux"

Bravo !! Mais à quels prix ?....................................

C'est le fameux soft landing qui devait rendre les producteurs heureux .......

On subventionne , on conditionne , on fait rêver et puis ..... le constat arrive

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bleu ciel
Il y a 40 jours
c est dommage 3 sujets plus loin on vous explique comment produire à moindre coût , où plutôt si vous n arrivez pas à gagner votre vie en enrichissant toute la filière c est qu il faut revoir votre systhème de production ( lol )
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debutant
Il y a 40 jours
certains JA sont lucides et bien chapeau !
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Popeye76
Il y a 40 jours
La France la plus competitive au niveau du lait de vache!!!!.un grand merci aux esclaves qui ont permis ce resultat car ce resultat est le sacrifice de 2 generations!!!malheureusement pour tous ces goinfres qui vivent de notre travail il n'y aura pas de 3eme generation!!!je pense surtout a ceux qui n'y arrivant plus finacierement,physiquement et psychologiquement ont decide de nous quitter....leur mort restera toujours pour moi un crime de ces industriels et je pense souvent a eux car, humainement ils nous manquent.
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Taxi
Il y a 40 jours
En comité régional d’orientation agricole de Normandie de Novembre, les JA ont déclarés que l’installation en agriculture n’était plus une priorité !
Voilà ! Ça c’est fait....
De la part des JA fallait oser !
( par visio conférence, pandémie oblige)
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debutant
Il y a 40 jours
pour faire régulièrement depuis 3 ans les reunions de crises du département de l Mayenne , tous les chiffres sont minimisés et les commentaires très évasifs , dés que tu rentre dans les details de ce qui se passe , personne ne répond , donc ces infos bien contrôlées remontent prés du ministere et ma fois on se dit que tout roule .Et on consacre des budgets pour la pub l installation etc demarches dans les lycees a endormir des jeunes c est la fète........ , un a coté de chez moi se vante d etre aux 35 h la maman avec responsablites syndicale fnsea avec salaire plus vacher mais ça on ne dit pas , et le jeune explique qu il va monter robo traite alimentation .........c est bientôt noël ......nous sommes les meilleurs whouuuuuuu
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debutant
Il y a 40 jours
que veux tu dans tous ces leaders de la c... sans nom , ils ont tous le chèque a la fin du mois .Tant que cela fonctionnera ainsi c est foutu , le tout sous couvert gouvernemental dans la mesure où on les abreuvent avec de tels informations.
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Marie
Il y a 40 jours
Et dire qu il y’a dans nos rangs des collègues qui crient haut et fort ne pas être impacté par la crise actuelle. Ah j oubliait ils sont livreurs Sodiaal et syndicalistes
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