Marché du porc bretonChute du cours du porc en raison de l'embargo russe

| par Mpb | Terre-net Média

Le marché du jour se termine sur une baisse de 4 cents, le cours moyen s'établit à 1.297 euro. L'embargo russe sur la viande de porc européenne explique cette diminution.

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Il y a encore 10 jours, cette orientation était impensable car les offres potentielles au regard de l'activité tendaient à espérer une hausse des cours sur toute l'Europe.

Entre temps est intervenu l'embargo russe pour cause de peste porcine africaine en Lituanie. La réaction du Mpb fait l'objet d'un communiqué détaillé (voir encadré ci dessous).

La Russie représente 25 % des exportations de l'UE, l'embargo ne peut être sans conséquence. Le temps que les circuits des commerciaux s'adaptent, tous les marchés sont perturbés. En fin de semaine dernière déjà, l'Allemagne et les Pays-Bas avaient baissé de 5 cents.

Pour l'heure, en France, la fluidité est correcte, la pression est exercée par les flux de viande étrangère des pays gros exportateurs qui, pour une part, stockent leur viande, pour une autre part, recherchent à écouler sur le marché européen pour limiter des stocks qui pourraient devenir considérables. 15.000 tonnes par semaine environ sont exportées des pays de l'UE vers la Russie. Des solutions rapides doivent être prises par les autorités pour officialiser de nouveaux certificats d'exportation. Plus que jamais, la position "né, élevé, abattu en France" se justifie pour assurer de la confiance dans le commerce de la viande.

Cours du porc sur le Mpb au 6 février 2014.Cours du porc sur le Mpb au 6 février 2014. (©Mpb) 

Voici la position du Mpb sur l'embargo russe :

Embargo russe : la commission irresponsable !!!

750.000 tonnes de viande et produits porcins sont expédiées par an des pays de l'UE vers la Russie. La Russie est le principal débouché pays tiers des entreprises européennes. Les tonnages exportés représentent 24 % des exportations totales pays tiers !! Face à la décision de suspension des importations de l'UE après la découverte de sangliers atteints de Ppa (Peste Porcine Africaine) en Lituanie, la commission européenne tergiverse. La commission, à son plus haut niveau, s'est fâchée avec le président de la Russie la semaine passée à l'occasion du sommet UE/Russie. Ne faut-il pas voir dans la décision de suspendre les importations de toute l'UE une réaction/sanction de la Russie irritée par l'arrogance de la commission sur des sujets de politique générale ?

La commission doit prendre les mesures adéquates pour rapidement ramener la Russie dans les négociations. Si tel n'était pas le cas, le Mpb demande à la France de négocier en urgence un accord bilatéral avec la Russie. Il ne fait pas de doute que la France et plus particulièrement son bassin principal de production, situé à plus de 2.500 km de la Lituanie, a des arguments pour justifier aux russes des garanties sanitaires sur la base d'une production de viande issue de porcs nés, élevés, abattus en France. 

Les producteurs de porcs sont absolument consternés des conséquences de cet embargo et ils rappellent à l'occasion à la commission que l'exercice 2013 est déficitaire pour l'éleveur produisant au coût de production moyen contrairement aux affirmations de ladite commission qui considère que le cours du porc peut baisser !! Le summum de l'incompétence est atteint à Bruxelles. Les fonctionnaires européens, payés par le producteur contribuable, doivent rapidement dire s'il faut continuer à produire du porc en Europe de l'Ouest.

D'un côté, ils sont capables d'autoriser l'importation de viande canadienne et bientôt américaine, pour déstabiliser le marché intérieur européen, et d'un autre côté, ils sont capables de fâcher l'ensemble de l'Europe avec les russes, pour des raisons qui ne concernent absolument pas le commerce. Et enfin, cerise sur le gâteau, ces fonctionnaires font barrage à la communication sur l'origine nationale des viandes produites et commercialisées. 

Une vraie question se pose : Servent-ils ou desservent-ils les intérêts globaux des Européens ? 


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