Conjoncture viande bovineAvec des volumes en baisse, les cours des broutards se maintiennent

| par | Terre-net Média

Manque d'offre, cours d'un bon niveau et incertitudes sur l'export vers la Turquie et l'Algérie : voilà le triptyque qui aura marqué l'année 2018 sur le marché des broutards. Selon l'Institut de l'élevage, ces trois points de conjoncture pourraient perdurer en 2019 si les disponibilités en animaux n'augmentent pas dans les prochains mois.

Marché des broutards : le point de conjoncture de l’Institut de l’élevage

Fin décembre 2018, la brève ouverture du marché algérien pour les broutards français a fait bondir les expéditions d’animaux. « En décembre, les exportations de broutards ont rebondi de 11 % par rapport à 2017, grâce à la réouverture ponctuelle du marché algérien entre le 4 et le 31 décembre », explique Lina-May Ramony, chef de projet au Groupe économie du bétail à l’ Institut de l’élevage. « La demande italienne et espagnole s’est maintenue. »

Ceci dit, sur l’ensemble de l’année 2018, les exportations de broutards sont en baisse de 4 %, « faute de disponibilité ».

« D’après les douanes, les importations italiennes de broutards français – 78 % du total importé – auraient été maintenues alors que les envois depuis la France, toutes destinations confondues, se sont réduits. En Espagne, le marché a été fluide au premier semestre avant d’être impacté par la crise monétaire turque qui a démarré en août. Cette destination a ainsi absorbé 15 % des envois français sur 2018. Les achats depuis les pays tiers ont quant à eux progressé sur l’année de + 34 % /2017, avec 51 300 têtes et ils ont doublé pour l’Algérie. »

Un contexte qui entretient une fermeté des cours

« Du fait des stocks limités et de la demande ferme notamment à l’export, les cotations des mâles charolais U se sont maintenues début 2019 à leur haut niveau de 2018. Les animaux de 450 kg vif s’échangent à 2,55 €/kg vif en semaines 5, soit +5% /2018. Les cotations des Limousins et Croisés sont stables depuis près de 3 mois. Pour les mâles limousins E de 300 kg, les prix sont identiques à ceux de 2018 à 3,00 €/kg en semaine 5 », détaille l’Institut de l’élevage. « Face à une demande toujours dynamique en femelles, les cotations des Limousines E et des Charolaises U de 270 kg se maintiennent à de hauts niveaux, respectivement 2,79 € /kg et 2,66 € /kg en semaine 5, soit + 1 % et + 2 % /2018. »

Qu’en sera-t-il pour les prochains mois ? « Si les disponibilités en animaux ne progressent pas, on aura en 2019 à peu près le même état de marché qu’en 2018 ». Autrement dit, une disponibilité d’animaux trop juste pour satisfaire pleinement une demande « ferme ». Une demande à l’export qui reste néanmoins incertaine : « les marchés algérien et turc restent incertains en ce début d’année, du fait de l’économie turque qui peinent à se remettre de la crise et des barrières sanitaires contraignantes dans les deux pays. »

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DÉJÀ 1 RÉACTION


Marius
Il y a 27 jours
Il faut une politique sur le gras. Pourquoi le broutard ne serait il pas engraisser en France.? C'est vrai , il y en a mais très peu. Quelle plus value en finale en exportant du broutard et en rachetant aux pays "engraisseurs" des quartiers de viande pour fournir les cuisines scolaires, industrielles, moins zéro pour notre économie et participent à notre déficit extérieur. Un idée pour le fnsea.
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