Interview de dirigeant et visite d'usineRégis Legendre, Lucas G : « La belle endormie se réveille »

| par | Terre-net Média

Régis Legendre, président directeur général de Lucas G depuis septembre 2013, revient sur son envie d'entreprendre dans le milieu du machinisme agricole. Il aborde avec la rédaction sa méthode de management ainsi que ses ambitions pour son entreprise. A découvrir aussi au bas de l'article les photos de la visite des usines Lucas G.

Interview de Dirigeant et visite d'usine Régis Legendre, président directeur général de Lucas G. (©Terre-net Média )

Terre-net : Pourquoi vous êtes-vous lancé dans l’aventure de la reprise d’entreprise et notamment d’une usine de matériel d’élevage ?

J’ai eu envie d’entreprendre pour mener un projet d’entreprise et de le développer dans les équipes. Directeur commercial export pour Manitou pendant plusieurs années, j’apprécie de travailler dans le monde agricole qui a su conserver des valeurs comme la franchise, l’honnêteté et l’amitié.

Lucas G en chiffres :
- Environ 1 500 machines fabriquées par an dont 1 000 désileuses distributrices, 450 bols mélangeurs, 40 automoteurs, 7 robots
- 2 sites de production en France
- 5 lignes d’assemblage
- 2 300 tonnes d’acier par an
- 11 gammes de produits
- 40 ans d’expérience
- Plus de 215 concessionnaires
- Plus de 25 pays
- 25 % du CA à l’export

TN : Comment avez-vous fait pour « réveiller » l’entreprise ?

Quand je suis arrivé à la tête de Lucas G en 2013, j’ai effectivement qualifié l’entreprise de « belle endormie » devant les salariés. Grâce à un travail collaboratif et à un décloisonnement des équipes, nous avons libéré les énergies. Par la mise en place d’objectifs, par la gestion pragmatique de la trésorerie et par un travail de fond sur la gamme de produits, nous avons relancé la marque.

La consigne que j’ai donnée aux équipes commerciales est « Easy to deal with Lucas » (« Facile de travailler avec Lucas » en français). L’objectif : donner envie aux concessionnaires de distribuer seulement nos produits et pas ceux de nos concurrents. Aujourd’hui, Lucas propose la gamme la plus longue dans le monde de l’alimentation.

TN : Quelle a été la réaction des réseaux de distribution ?

Nous avons créé un nouveau rapport avec les distributeurs, basé sur un partenariat gagnant-gagnant fort. Nous aurons dans l’avenir de plus en plus de relations tripartites entre l’agriculteur, le concessionnaire et le constructeur aussi bien pour le conseil que pour la maintenance des matériels.

TN : Pourquoi attachez-vous autant d’importance au développement des ventes à l’export ?

Le marché de l’élevage va exploser dans les 10 ans à venir. Avec mon passé de responsable export, j’ai souhaité continuer à développer l’industrie en France en visant les marchés matures comme ceux d’Europe de l’Ouest mais aussi ceux en développement. Depuis 2013, la part de notre chiffre d’affaires à l’export est passée de 10 à 25 %.

Notre objectif est d’atteindre 50 % à l’export d’ici à 2020. En effet, l’export permet de faire face aux difficultés conjoncturelles de l’agriculture française. L’an dernier par exemple, nos ventes sont restées stables grâce à la bonne dynamique des exportations vers nos 25 pays clients.

TN : Avez-vous de nouveaux projets pour l’avenir immédiat ?

Nous allons renforcer notre présence internationale, en Russie notamment. Nous venons également de concrétiser un partenariat avec Anderson pour distribuer en France ses enrubanneuses en ligne et remorques auto-chargeuses. De son côté, l’entreprise fabrique et distribue sous licence nos produits en Amérique du Nord.


Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net

A lire également

   Rechercher plus d'article

DÉJÀ 1 RÉACTION


BG
Il y a 14 jours
S'il suffit de dire une phrase en anglais pour que nos entreprises agricoles aillent tout de suite mieux, alors allons-y : "Easy to be a farmer"... Nous verrons bien si ça marche ?
Répondre