Épandage de lisierJoskin sort sa boule de cristal avec l'Harvestlab

| par | Terre-net Média

En collaboration avec John Deere, Joskin a conçu l'analyseur Harvestlab pour analyser, quantifier, réguler et tracer les nutriments contenus dans le lisier. Ce dernier mesure en permanence la quantité d'azote et de phosphore présents dans cet effluent. Il transfère les informations au calculateur qui agit sur la vitesse du tracteur ou le débit de la tonne et respecte la dose souhaitée par l'utilisateur. Détails.

Tonne Euroliner de JoskinHarvestlab analyse en direct la teneur en azote, phosphore et potassium contenu dans le lisier. (©Joskin) 

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n collaboration avec John Deere, Joskin analyse la composition du lisier en temps réel. Objectif : connaître la quantité d’azote (N), de phosphore (P), de potassium (K), d’azote ammoniacal (NH4) et de matière sèche épandue. Pour cela, le constructeur belge a développé, l’analyseur NIR (Near Infrared Spectrometry) Harvestlab et l’a installé sur toutes ses tonnes à lisier.

L’appareil envoie un faisceau lumineux infrarouge à travers la matière, puis mesure la quantité réfléchie. À chaque nutriment correspond une longueur d’onde précise. Le spectre est converti en valeurs chiffrées à l’aide d’un logiciel.

Comment ça marche le NIR ?

Cette technique permet de connaître la composition des matières en quantifiant les liaisons moléculaires caractéristiques des groupes de constituants : eau, glucides, protéines, matière grasse… Inutile de préparer des échantillons, l’optique ne nécessite aucun contact entre l’appareil et le produit. Très rapide, cet outil est utilisable en temps réel. Selon sa longueur d’onde, la lumière amplifie les mouvements de vibration des molécules. L'absorption sélective de l’énergie lumineuse fournit donc un spectre caractéristique de la nature et des quantités de molécules en interaction. Grâce à un calibrage, l’analyse qualitative ou quantitative devient possible.

Ces informations transitent ensuite vers un calculateur, qui les combine au débitmètre. L’utilisateur paramètre la valeur cible de l’azote sur le terminal de contrôle. Côté phosphore, l’installation gère seulement la dose à ne pas dépasser. Le reste est automatique. La technologie adapte la vitesse d’avancement du tracteur via l’Isobus ou le débit de l’épandeur pour respecter la dose demandée. À ce niveau de précision, l’agriculteur raisonne non plus le volume hectare mais les unités d’azote par hectare.

Autre avantage, les relevés du capteur GPS et les rapports du Harvestlab établissent la cartographie des apports. Sans compter que toutes les interventions sont enregistrées pour garantir leur traçabilité. Au moment d’apporter les engrais minéraux, l’agriculteur module la dose en tenant compte des apports organiques. Une source d’économie supplémentaire.


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DÉJÀ 1 RÉACTION


faillite
Il y a 1115 jours
voila comment faire faillite faire une fuite en avant dans la technologie et que les agris n'adherent pas et du coup good bye....
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