DiversificationRéfléchir à l'opportunité du photovoltaïque

| par Cécile Julien | Terre-net Média

Le plan de transition énergétique prévoit d'augmenter la production d'énergie renouvelable. L'agriculture a plusieurs cordes à son arc pour y répondre, comme la méthanisation ou encore la production d'électricité à partir de panneaux photovoltaïques.

Avant de se lancer dans l'installation de panneaux photovoltaïques, pour un bâtiment neuf comme existant, il faut calculer la rentabilité de son projet en fonction des données de son exploitationAvant de se lancer dans l'installation de panneaux photovoltaïques, pour un bâtiment neuf comme existant, il faut calculer la rentabilité de son projet en fonction des données de son exploitation. (©Watier-visuel)

Faut-il investir dans le photovoltaïque pour conforter son revenu face aux aléas des productions agricoles ? « Si on doit construire un bâtiment neuf, la question ne se pose pas, estime Isabelle Hascoët, de l’association des Agriculteurs producteurs d’électricité photovoltaïque associés, lors d’une conférence au Space. Le revenu que représente la vente de l’électricité financera le bâtiment ». Avec un investissement de 100 000 euros pour une centrale photovoltaïque à même de produire 99 kWc, le solde de trésorerie, sur 20 ans, sera de 50 000 €.

Avant de se lancer, pour un bâtiment neuf comme existant, il faut calculer la rentabilité de son projet en fonction des données de son exploitation : zone géographique, exposition du bâtiment… La rentabilité dépend en partie des coûts de raccordement, donc de la distance entre l’exploitation et la ligne qui pourra accepter l’électricité produite. En moyenne, il atteint les 20 000 € pour un projet de 99 kWc.

Pour calculer cette rentabilité, il y a plusieurs facteurs positifs. Le tarif d’achat de l’électricité – même s’il a eu tendance à baisser ces dernières années - est connu sur 20 ans, avec une révision annuelle selon l’indice Insee. « C’est plus facile de calculer l’intérêt d’un investissement que pour une production au cours fluctuant selon le marché », encourage la spécialiste du photovoltaïque.

Etudier la rentabilité de son projet

Avec une installation de qualité, le potentiel de production est connu. Même si on manque encore un peu de recul, on peut espérer que l’investissement continuera à porter ses fruits au-delà des 20 premières années. « Après 30 ans, les panneaux de qualité produisent encore 80 % de leur puissance initiale », constate Isabelle Hascoët.

De nombreux agriculteurs se posent la question de l’autoconsommation : produire sa propre électricité pour s’affranchir des tarifs toujours en hausse. « Pour les gros consommateurs, comme les élevages de porcs ou de veaux, il peut y avoir un intérêt, estime Isabelle Hascoët. Mais la première économie est de réduire sa consommation ».

Dans les années à venir, il sera possible de vendre en direct de l’électricité. « Ce sera une opportunité à saisir pour un projet de territoire, avec une production locale pour une consommation locale, estime Isabelle Hascoët, qui encourage les agriculteurs à s’intéresser à la production d’énergies. L’agriculture doit prendre toute sa place sur le marché des énergies vertes, pour son image, pour diversifier ses sources de revenu ».

Quelques précautions nécessaires

On voit fleurir des offres alléchantes « investissez dans un hangar photovoltaïque, nous vous offrons le bâtiment », « nous réalisons études et formalités administratives pour vous ». Certaines sociétés profitent de l’intérêt des agriculteurs pour le photovoltaïque pour les abuser en prenant des acomptes injustifiés, en faisant signer des protocoles qui n’obligent que les exploitants, en s’engageant à réaliser des études de faisabilité qui ne voient jamais le jour. « Au mieux, les gens perdent du temps, au pire de l’argent », avertit Isabelle Hascoët. En tant que professionnels, les agriculteurs ne peuvent pas faire jouer de clause de rétractation. « Avant de signer quoique ce soit, il faut faire analyser les clauses du contrat par un juriste », recommande la spécialiste, qui a dénombré 1.200 dossiers de litiges.


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DÉJÀ 5 RÉACTIONS


Maxtz59
Il y a 57 jours
Bonjour a tous, je suis salarié de la société LE TRIANGLE, spécialiser ( et leader national) dans les central photovoltaïque agricole, le PPV est devenu performant et fiable de nos jours, l'investissement reste intéressant malgré la réactualisation trimestriel du prix de rachat au KWh ... N'hesitez a faire étudier votre demande.
Pour répondre a la question de l'acompte, il faut comprendre que les centrales solaire on un coup pour le client comme pour l'entreprise et en vue des quantitees produite au mois ( environ 15-20 bâtiments de 18 tonnes) il faut bien acquérir la matière première pour la transformer dans nos atelier ... Cela existe partout dans les entreprises du bâtiment car c'est la loi !
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julien_54 🌾?🌽?🚜 🏍‏ ??? via Twitter
Il y a 68 jours
Si vous avez des bonnes adresses d'installateur ( pas escros ) dans le nord-est ça m'intéresse
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Sabine Rouet via Linkedin
Il y a 68 jours
Si les agriculteurs pouvaient décider de leurs marges, ils ne auraient pas besoin de chercher d'autres sources de revenus comme le solaire !
Une fois de plus cela démontre qu il ne faut pas être riche pour évoluer ds le sens de la planète (énergie renouvelable ) et du non gaspillage de surfaces agricoles (surfaces de toit déjà existante)!
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François Levron via Linkedin
Il y a 68 jours
il faudra m'expliquer un jour pourquoi les agriculteurs arrivent à installer et à développer des surfaces solaires importantes sur leurs hangars alors que les supermarchés et les entrepôts logistiques n'en installent quasiment jamais sur leurs surfaces importantes de toitures. problème de financement, réglementation ou volonté ?
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claude
Il y a 69 jours
GROSSE ARNAQUE LE PHOTOVOLTAIQUE POUR LES PARTICULIERS COMME POUR LES 'ENTREPRISES... EN FIN DE COMPTE C'EST ENEDIS QUI EMPOCHE
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