Troupeau laitierLe robot de traite, vous y pensez ? Et pourquoi pas d'occasion ?

| par BTPL | Terre-net Média

Si trouver un salarié pour traire et s'occuper du troupeau peut ressembler à un parcours du combattant, comment gagner en souplesse et en confort de vie . La mécanisation et la robotisation sont-elles les bonnes solutions ? Est-ce envisageable économiquement ? Neuf ou d'occasion ? Le BTPL répond à ces questions.

Robot de traite GEA double stalleSi l'objectif est de réduire l'astreinte de la traite, à partir de 60 000 € pour un robot d'occasion, ça se réfléchit. (©Terre-net Média)

Le temps d'astreinte (travail non reportable d'un jour sur l'autre, c'est-à-dire la traite, l'alimentation, le paillage, etc.) représente la plus grande part du travail en élevage laitier. La traite est le principal poste d'astreinte. Avec les évolutions récentes de structure, la tendance est à l’allongement du temps passé à la traite. Le nombre de vaches grandit plus vite que la salle de traite. L’étude Logimat de 2013-2016 montrait une hausse du nombre de postes de 3 à 4 % contre 25 % pour le nombre de vaches.

Traite + alimentation + raclage = ¾ du temps d’astreinte

Répartition de l'astreinte en élevage laitierRépartition de l'astreinte en élevage laitier (©BTPL) 

Aujourd’hui, il n’est pas rare de voir des traites longues (plus de 3h), suite à un agrandissement par exemple. Mais parfois cela dure… Il y a un risque de dégrader les résultats cellules, les pathologies du pied, et la motivation du trayeur. Sans oublier que les formateurs CowSignals répètent que « chaque heure de couchage supplémentaire, c’est 1 litre de lait produit en plus par jour. »

Robotiser pour gagner du temps ?

À la traite, simplifier la préparation avant de brancher est possible, surtout si les résultats cellulaires et butyriques sont maîtrisés. Le gain de temps est variable d’un élevage à l’autre, mais il reste souvent relatif.

Et le robot de traite ? Il donne surtout de la souplesse. Il peut aussi réduire le temps de travail si la traite dépasse 1h30 et que le robot n’est pas saturé. Il faut aussi prendre en compte les troubles musculo-squelettiques. La taille des troupeaux augmente, la cadence de traite aussi ! Avec 100 vaches par traite, les épaules sont très sollicitées (avec 1 seul trayeur, cela pose question au bout de 15-20 ans…).

Attention tout de même à bien mesurer l'impact sur le pâturage. En ration maïs, toute l’année, avec pas ou peu de pâturage, les contraintes sont très limitées. Avec une part de pâturage importante, cette solution est plus difficile à envisager. Même si avec des robots non saturés, de nombreux éleveurs arrivent à concilier robot et pâturage. Avec 2/3 à 3/4 d’herbe pâturée dans la ration au printemps, c’est possible.

Acheter un robot d'occasion

Ce n’est pas forcement LA solution, mais c’est une option à envisager. Il existe aujourd’hui des robots de traite d’occasion, avec des investissements plus limités – à partir de 60 000-70 000 € pour une stalle, sans trop d’aménagement. Ça représente 11 000 €/an d’annuité et 8 000 € d’entretien (5 700 € pour une salle de traite, hors réparations majeures, selon les données Ecolait 800 000 l livrés).

Pour un troupeau d’une centaine de vaches, l’investissement pour 2 robots neufs s’élève à 200 000 €, auquel il faut ajouter les aménagements éventuels. Une salle de traite neuve est moins chère, mais avec beaucoup d’équipements, son prix s’en rapproche. Cela représente 30 000 € d’annuité contre 22 000 € pour 2 robots d’occasion. Au final, d’un point de vue économique, les robots d’occasion peuvent être intéressants. En revanche, ils ont moins d’options, moins de fonctionnalités, branchent moins vite...

Il faut aussi faire attention au risque de dérive en consommation de concentrés. Ne pas oublier la gestion des alarmes. Chaque utilisateur vit différemment ce stress. La « pression » est plus marquée si le robot est très saturé.


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DÉJÀ 13 RÉACTIONS


stan
Il y a 2 jours
à mon avis les grands troupeaux vont en avoir marre de refaire les stables toute les 10 ans si les troupeaux auguemente si vite c'est que le nombre d'éleveurs qui arrête faute de rentabilité car la technologie évolue très vite sa risque de voir les laiterie chercher le lait une crise à venir. et des chômeurs en plus.
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debutant
Il y a 7 jours
faire du lait dans des installations fonctionnelles en maitrisant ses charges permet de controler ses investissement et ainsi le volume produit donc la charge de travail .Le piege du robo de traite conduit a une fuite en avant car ce materiel n a as de longevite la plus part des exploitation par chez nous montent un hors sol afin de rembourser celui ci
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Jp
Il y a 11 jours
Après ya la question du week end et de quelques jours de vacances, on y a bien droit (et mérité) quand même
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Nicolas Hautot
Il y a 11 jours
C'est sur que diminuer sa production est une solution pour se soulager en boulot.
Se que je vois par chez nous ce qui n'ont pas fait le choix augmenter. Se diversifier pour assurer leur Revenu. Lin. pommedeterre. Ou transformation. Je suis sur qu'il court après la main-d'oeuvre. Et la impossible de mettre un robot pour aider...
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Poly
Il y a 11 jours
A mon installation, g demandé une sdt d'occasion a mon fournisseur. Ça reponse : Aucun problème, je ferai 2 clients heureux. 8 ans après, elle est fini de payer, et quasi 0 entretien.
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JB
Il y a 12 jours
Tout à fait !
Je rajouterai même que des salles de traites d’occasion il y en a des centaines à prix cassé ...
Bien sure ça n’arrange pas les vendeurs de matos !
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Massol
Il y a 12 jours
Il faudrait arrêter de comparer le prix d’une salle de traite avec un robot.une salle de traite dure au moins 30 ans Contre 10 pour un robot
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titian
Il y a 12 jours
+1 Moty.
Dans la marine à voile avec un équipage en réduction et par gros temps il n'est pas du tout imbécile de réduire la voilure.
Libre à chacun de faire des choix, écartés ou omettre toutes les options est par contre idiot ou malhonnête, c'est selon...
Une petite fable avec sa morale : https://youtu.be/pFnzePhpZEg
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Moty
Il y a 12 jours
Effectivement, réduire la production et/ou le nombre de VL me parait également une bonne alternative. Cela peut permettre de baisser drastiquement les charges et donc d'avoir du Revenu avec moins de production et donc moins de Travail .
C'est marrant les travailleurs confinés dans leur bureau ne savent pas qu'on peut Réduire.
" Traire 100 VL / UTH , pour moi ça s'appelle de l'esclavage "
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Maec
Il y a 11 jours
Les reprises d exploitation vont très souvent vers de grosses exploitations car les petits ne peuvent pas reprendre des fermes plus grosses que la leur.

Les instances ne tiennent pas leur rôle.
En conséquence le nombre d' éleveur diminue.
Et les bocages qui vont avec.
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