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[Space TV] RobotisationAlimentation, traite et paillage robotisés au Gaec du Tertre Goutte (22)

| par | Terre-net Média

Antoine Boixière, éleveur au Gaec du Tertre Goutte à Pleudihen-sur-Rance dans les Côtes d'Armor (22) a fait le choix de la robotisation dans son élevage de 120 vaches laitières prim'holsteins. La traite, l'alimentation, le paillage, le raclage et le nettoyage des pattes sont désormais automatiques dans cet élevage convaincu par les nouvelles technologies. Les robots permettent, selon l'éleveur, d'être plus productif tout en limitant la main d'½uvre.

Le Gaec du Tertre Goutte à Pleudihen-sur-Rance (22) élève aujourd'hui 120 vaches laitières et leur suite sur 145 ha. Père et fils associés sont passionnés par les nouvelles technologies et la robotique. C’est donc naturellement que le premier robot de traite s’est installé en 2012, suivi par un second robot en 2015, un robot d’alimentation, des racleurs et une pailleuse automatique. Au total, le Gaec a investi 550 000 € en robotisation.

L’objectif du robot est d’augmenter la productivité

Installé depuis septembre 2011, Antoine Boixière était depuis longtemps persuadé que le robot de traite était le meilleur moyen d’augmenter la productivité des animaux. Afin de convaincre son père, il a fait passer les 60 vaches du troupeau de 33 à 39 litres en les trayant trois fois par jour pendant cinq mois. Le constat a été évident. Le premier robot Lely A4 est arrivé dans la ferme en octobre 2012. L’éleveur explique : « le choix du robot n’est pas pour éviter la contrainte de la traite, l’objectif principal était d’améliorer la productivité ». En 2015, grâce aux 800 000 litres supplémentaires accordés par la laiterie de Saint-Malo, le second robot est installé pour traire aujourd’hui 120 vaches avec une référence de 1 400 000 litres. Au total, les deux robots ont coûté à l’exploitation 250 000 €. Ils sont toutes options (rumination, pesée, mesure des taux et des cellules) et disposent de jets pour les pattes « Bovi Booster ». En plus, les exploitants se sont vus offrir les barrières « Boetech » avec télécommande pour pouvoir isoler les vaches.

La robotisation permet de sortir plus de lait avec moins de main d’œuvre

Après les robots de traite, l’exploitation a investi 150 000 € en 2015 dans un robot d’alimentation Lely Vector. Quatre racleurs indépendants à câbles équipent également la stabulation pour un coût de 30 000 €. Enfin, les associés ont fait le choix d’automatiser le paillage de tous les bâtiments avec la pailleuse automatique Strohmatic de la marque Schauer pour 120 000 €. L’automatisation de l’alimentation demande aux éleveurs de ne remplir la cuisine que deux fois par semaine. Le robot prépare alors 20 bols et 8 rations par jour pour nourrir les animaux toutes les 1h30. Concernant la pailleuse, la distribution suit quatre circuits pour desservir au total deux aires paillées et 180 logettes. Les éleveurs estiment ne passer qu’un quart d’heure par jour au paillage au lieu d'une heure auparavant. Selon Antoine, « sans les robots, il nous faudrait deux personnes supplémentaires pour produire autant. À 1,5 UTH sur l’atelier (car 0,5 UTH se consacre aux cultures), nous parvenons à ne passer qu’1h30 à 2h matin et soir en semaine et 2h le week-end tout seul. Cela nous permet d’avoir un week-end sur deux chacun. » Le gain de temps est reporté sur davantage de surveillance des vaches et sur les cultures.

Vers un robot de nettoyage des logettes ?

Passionné par les nouvelles technologies et la robotisation, l’éleveur confie que s’il était possible, il souhaiterait pouvoir automatiser un poste supplémentaire sur l’élevage : le nettoyage des logettes. « Ça reste la tache contraignante de l’élevage ». Avis aux constructeurs : projet à étudier !

L’exploitation en quelques chiffres :

120 vaches laitières prim’holsteins

Référence : 1 400 000 litres de lait avec une moyenne de 12 000 litres/vache

Taux : 32 de TP et 39 de TB

150 000 cellules en moyenne avec environ 2 mammites par mois

Les vaches font 2,5 lactations avant d’être réformées

Âge au 1er vêlage : 24 mois avec un objectif de 22-23 mois

IVV : 390 jours

Les éleveurs inséminent eux-mêmes : 80 % en semences sexées (avec un taux de réussite de 60 %) et le reste en blanc-bleu pour vendre les mâles à 15 jours et valoriser des femelles finies à 2-3 ans.

L’exploitation compte 145 ha (blé, orge, maïs, pommes de terre de consommation, miscanthus, luzerne et plus récemment du blé noir)

N.B : article paru le 11/09/2017 à 06:06:00

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DÉJÀ 4 RÉACTIONS


steph72
Il y a 14 jours
Ils parlent productivité mais jamais du revenu que ça laisse puisqu'une grosse partie de la production sert à payer les annuités des robots,de la maintenance,du surcout eau et edf....
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dadu
Il y a 14 jours
Sincèrement je pense qu'ils vont avoir de sacré surprise dans 3 a 4 ans lorsqu'il faudra changer les organes des robots . La, le coût de production risque bel et bien de s'effondrer . la robotique est fait pour un troupeau bien plus important en diluant les charges . Bon nombre d'éleveurs ont arrêté pour surinvestissement par rapport a la taille du troupeau. Les charges financières et opérationnelles étaient élevées
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Leb
Il y a 12 jours
Bah, 2,5 de lactation puis réforme
quand je réforme mes vaches à 10 ans !
c'est énorme ;ou est la rentabilité ? :elle est robotisée ;-(
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MDR
Il y a 14 jours
Et apres ils nous disent que le prix de vente ne couvre pas le cout de production!!!
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