Imprimé le 23/09/2020 20:03:59

L'après Covid-19Appel d'associations et de politiques à la protection des animaux

| AFP

Plus d'un millier d'organisations de protection animale, ainsi que de nombreuses personnalités et parlementaires de tous bords, réclament dimanche dans une tribune « une relance économique intégrant la protection des animaux et de l'environnement », après la crise sanitaire liée au coronavirus.

« Nous demandons que le plan de relance économique qui sera bientôt élaboré intègre pleinement la demande sociétale en faveur d'une plus grande prise en compte des animaux et de l'environnement », écrit dans une tribune au Journal du dimanche l'association Convergence Animaux Politique (CAP), qui représente plus de 1 000 organisations de protection animale auprès des parlementaires et de l'exécutif.

Le texte est co-signé par plusieurs parlementaires comme les députés Aurore Bergé et Cédric Villani (LREM), Mathieu Orphelin (ex-LREM), Pierre-Yves Bournazel (Modem), Jean-Luc Mélenchon et Eric Coquerel (LFI), ainsi que par des personnalités dont la comédienne Hélène de Fougerolles, l'avocat Arno Klarsfeld, le journaliste Hugo Clément, l'ancien patron de Renault Louis Schweitzer, actuel président de la fondation Droit animal, éthique et sciences, ainsi que le président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), Allain Bougrain-Dubourg.

Afin que le « monde d'après » soit meilleur que le « monde d'avant », ils appellent la France à « défendre une réforme de la politique agricole commune », notamment « en conditionnant les aides au respect du bien-être des animaux, à la préservation de la biodiversité et à la limitation des effets négatifs sur l'environnement ».

Il faut à leurs yeux favoriser « les produits européens et a fortiori français, notamment via la restauration publique et la mise en place d'une taxe sur les produits non européens moins vertueux, en échange d'un rehaussement significatif des normes d'élevage », qui passe concrètement par l'« interdiction des cages et des mutilations et d'un plan visant, à terme, la fin de tout élevage sans accès à l'extérieur ».

Les signataires prônent en outre un « rapprochement géographique des producteurs et des consommateurs » qui passerait notamment par « la fin de ces transports en dehors des frontières de l'Union, souvent vers des pays qui ne respectent pas les normes d'abattage européen ».

Ils demandent enfin que la recherche nationale soit « expressément fléchée pour la recherche et le développement de méthodes substitutives à l'expérimentation animale ».


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