Imprimé le 15/12/2019 03:13:34

[Témoignage] TransmissionFranck Houssais : « Plusieurs options possibles » d'où l'intérêt « d'anticiper »

| par | Terre-net Média

Un peu plus jeune que sa femme, Franck Houssais se pose de nombreuses questions. Doit-il partir à la retraite en même temps qu'elle ? Continuer seul quelque temps ? Ou s'associer avec un tiers ? Pour transmettre son exploitation, il peut y avoir plusieurs pistes possibles, le tout étant d'y réfléchir suffisamment à l'avance pour pouvoir choisir celle qui convient le mieux. Cet article fait partie d'une série de témoignages de cédants sur la transmission de leur ferme.

Cliquez sur les photos pour découvrir les autres témoignages.

L'exploitation : Franck Houssais est en Gaec avec son épouse à Domalain (Ille-et-Vilaine) sur 45 ha en agriculture biologique, avec une référence de 350 000 l de lait et une production de 400 porcs/an en transformation et vente directe. Il y a 10 ans, ils ont investi dans une installation photovoltaïque « pour se constituer un complément de retraite », explique-t-il.

Plus de détails sur la transmission de Franck Houssais dans une vidéo à paraître prochainement sur Web-agri.

La stratégie de transmission :
Plus jeune que sa femme, retraitée d'ici deux ans, Franck Houssais envisage plusieurs options et se pose plein de questions :

- arrêter en même temps que son épouse et céder la ferme à un tiers ou à son fils qui s'interroge sur le fait de la reprendre ou non. « Mon idéal n'est pas forcément celui de mes enfants », souligne le producteur.

- poursuivre seul, en gardant son salarié à tiers temps, pendant les années qu'il lui reste à faire mais en supprimant l'atelier laitier « sinon la charge de travail serait trop importante », reconnaît le futur cédant.

- continuer seul quelque temps puis s'associer avec quelqu'un. « Pourquoi pas mon salarié, qui travaille bien et avec lequel j'ai de bonnes relations », suggère Franck.

Transmettre est peut-être le moment le plus difficile d'une carrière. Je ne veux pas me retrouver, à 62 ans, comme les gens qui ont attendu d'être au pied du mur et sont pris au dépourvu.  

Pour le moment, l'exploitant ne sait pas quelle solution il choisira. Il a encore deux ans devant lui pour réfléchir et se félicite d'avoir « anticipé la transmission » de son exploitation. Ce dont il est sûr en revanche, c'est qu'il veut « transmettre sa ferme à taille humaine, où l'on vit décemment même si on ne fait pas fortune, mais aussi un outil de travail et un cadre de vie, à un jeune ou un couple, plutôt que de la voir partir à l'agrandissement. Bien sûr, il y a des éleveurs en difficulté, mais aussi d'autres qui sont heureux ». « Le repreneur doit avoir une vision globale de l'agriculture alliant performances et épanouissement personnel, et laissant suffisamment de place à la vie de famille. »

Ces éleveurs ont tous témoigné lors du déjeuner-débat sur la transmission organisé au Space 2019 par Trame et la FRGeda Bretagne.

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