Imprimé le 17/09/2019 09:15:38
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En vidéoQuand les vaches du voisin viennent ravager son maïs, Damien crie son ras-le-bol

| par | Terre-net Média

Damien L. est éleveur laitier en Mayenne. Fort actif sur Twitter, il partage régulièrement des photos et vidéos de son métier. Mais dernièrement, le jeune agriculteur a publié une vidéo pour dénoncer une situation particulièrement compliquée : en divagation, les vaches de son voisin ne cessent de ravager son maïs.

« Je suis complètement excédé », avoue Damien. D'habitude si positif lorsqu'il partage son quotidien, le jeune éleveur mayennais publiait récemment une vidéo sur son compte Twitter pour dénoncer un voisin et surtout appeler à l'aide. En effet, les vaches de ce dernier viennent quotidiennement ravager son maïs sur pieds, et ce depuis longtemps maintenant.

Découvrez la vidéo dans le post ci-dessous :

En divagation, le troupeau de Charolaises du voisin de Damien a déjà cassé plusieurs de ses clôtures. « Tous les jours, elles bousillent mon maïs et je ne peux absolument rien faire. L'éleveur n'a plus d'assurance pour couvrir les dégâts. J'ai déjà porté plainte mais il faut d'abord payer un constat et ensuite, l'indemnisation est très faible : je n'ai eu que 800 € pour 3 000 € de dégât au total. » Sur la vidéo, l'éleveur montre où les vaches viennent se servir et se coucher en cassant les pieds de maïs. « Ici, ça concerne un champ de 3 ha mais un autre de 7 ha est également touché. »

Ça fait des années que ça dure et personne ne fait rien !Deux jours après, Damien publie de nouvelles photos. Cette fois-ci, il est 7h40 du matin, 6 des bovins du voisin sont sur la route, en chemin vers son bâtiment. Il leur a fait faire demi-tour avec son tracteur. Pour l'éleveur, c'est une grande perte de temps et le comportement des animaux en devient même dangereux.

La détresse de l'éleveur est palpable : « J'ai téléphoné à la gendarmerie, la mairie et la DSV et personne ne peut rien faire. Et de mon côté, je n'ai pas les moyens de racheter des hectares de maïs et je ne sais plus où m'adresser ! Si quelqu'un peut m'aider ou au moins repartager car ça fait des années que ça dure et c'est terrible. »

Un risque sanitaire important

Sur Twitter, la communauté d'éleveurs s'indigne. Certains lui recommandent de clôturer ses parcelles mais Damien n'en a ni le temps ni les moyens. Et il précise : « Ça ne servirait à rien parce que des bêtes qui ont faim, elles passent quand même... » Un collègue lui recommande de se tourner vers son syndicat, la Chambre d'agriculture et même son assurance. L'éleveur explique avoir déposé un dossier au fond de garantie mais il ne se fait pas d'illusions : « L'indemnisation est ridicule vu les dégâts importants. »

Un autre agriculteur lui demande ce qu'il en est du côté sanitaire car les risques sont importants : les bêtes peuvent faire entrer des pathologies dans son cheptel. Damien répond dans une nouvelle vidéo : « L'éleveur a été pendant un an sans certification "indemne IBR" donc je craignais de ne plus pouvoir vendre d'animaux à cause de ça. Je me dis aussi que si on trouve un animal tuberculeux chez lui, ils viendront abattre les troupeaux autour, dont le mien. » Il poursuit : « Au niveau de l'identification, il y avait l'an dernier un taurillon sans boucle qui se baladait sur la route. Le matin où j'ai ensilé mon maïs, il est même sorti du champ tranquillement... Maintenant tout est bouclé mais je ne suis pas sûr qu'au niveau sanitaire, ce soit excellent. »

L'appel au secours de l'éleveur a fortement circulé sur les réseaux et a apparemment fait son effet. Mais jusqu'à quand ? En tout cas, Damien est revenu dans une nouvelle vidéo pour remercier les personnes qui se sont mobilisées pour l'aider :


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