Imprimé le 20/08/2019 19:27:52

CommerceDes ONG réclament l'arrêt des discussions UE/Mercosur à cause de Bolsonaro

| AFP

Des dizaines d'ONG ont réclamé mardi à l'Union européenne d'« interrompre immédiatement » les négociations commerciales avec les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay), « en raison de la détérioration des droits humains et de la situation écologique au Brésil ».

« Depuis l'investiture du président brésilien (d'extrême-droite) Jair Bolsonaro en janvier 2019, nous avons assisté à une augmentation des violations des droits de l'homme », écrivent ces 340 ONG dans une lettre ouverte. « De plus, l'administration (...) attaque certaines des régions les plus précieuses du monde sur le plan écologique », ajoutent-elles. Ces organisations, dont Greenpeace ou Friends of the Earth, demandent à l'UE de refuser toute négociation « avec le Brésil tant qu'il n'aura pas été mis fin aux violations des droits de l'homme, pris des mesures strictes pour mettre fin à la déforestation et des engagements concrets pour mettre en œuvre l'accord de Paris ». La commissaire européenne au commerce Cecilia Malmström avait affirmé lundi ne pas être « d'accord avec certaines mesures prises au Brésil ». Mais « un accord commercial ne peut résoudre toutes les misères du monde », avait-elle ajouté.

Les ONG évoquent aussi dans leur communiqué une « réunion ministérielle » la semaine prochaine à Bruxelles pour « tenter de finaliser les discussions ». « Une réunion au niveau politique est conditionnée à des développements préalables au niveau technique», a commenté la Commission, interrogée par l'AFP, se refusant à plus de détails. Les négociations sur un accord UE/Mercosur, qui serait le plus important du monde, ont commencé en 1999. Outre les inquiétudes soulevées par les ONG, elles sont également redoutées par les agriculteurs européens, en particulier les producteurs de viande, notamment en France ou en Irlande. À plusieurs reprises, UE et Mercosur ont déclaré être proches d'un accord final sans y parvenir. Le président brésilien Jair Bolsonaro et son homologue argentin Mauricio Macri ont récemment affirmé que la signature de l'accord était « imminente ». Les Sud-Américains espèrent conclure les discussions avant la présidentielle argentine du 27 octobre, ce que Cécilia Malmström croit possible.


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