Imprimé le 21/08/2019 10:26:18

LactalisL'usine de Craon encore « loin de tourner à plein »

| AFP

L'usine de lait infantile Lactalis à Craon (Mayenne) est encore « loin de tourner à plein » et il faudra du temps pour « regagner la confiance » après la crise de la salmonelle, a reconnu le directeur général du groupe, dans un entretien aux Échos.

Le ministère de l'Agriculture avait annoncé le 18 septembre que le groupe, numéro un mondial du lait, avait été à nouveau autorisé à commercialiser la poudre de lait infantile produite dans cette usine, neuf mois après le début du scandale sanitaire. Mais « on vient de démarrer. On est loin de tourner à plein », a déclaré Daniel Jaouen dans cet entretien à paraître dans l'édition de mercredi du quotidien économique. Pour le responsable, « le retour à la normale ne peut être que très progressif », étant donné d'une part le fait que l'entreprise a « du mal à trouver du personnel » pour une usine qui a été arrêtée depuis la fin 2017, et d'autre part le défi de « recréer notre marché » et de « regagner la confiance » des consommateurs. « Nous avons arrêté la marque Milumel dans laquelle on a trouvé des salmonelles au profit d'une autre marque, Celia, qui n'était vendue qu'à l'export jusqu'à présent. « Nous sommes bien conscients qu'il faudra du temps pour relancer notre lait infantile », a ajouté Daniel Jaouen.

Fin 2017, 36 nourrissons ont été atteints de salmonellose après avoir bu du lait infantile des marques Picot et Milumel produit dans l'usine de Craon, un scandale sanitaire dont la gestion a été pilotée au plus haut niveau de l'État. Le 9 octobre, le pôle santé publique du parquet de Paris a ouvert une information judiciaire contre X notamment pour « tromperie sur les qualités substantielles des marchandises » et « blessures involontaires ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à trois mois ».


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