Imprimé le 19/08/2018 02:31:31
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Robot de traiteLely met en orbite l'Astronaut A5

| par Cécile Julien | Terre-net Média

Visite en Ille-et-Vilaine dans 2 des 25 élevages au monde où Lely a testé son nouveau robot de traite, l'Astronaut A5.

Lely Astronaut A5 Lely lance la commercialisation de son nouveau robot de traite, l'Astronaut A5. (©Cécile Julien)

A u Gaec de Kerdeune comme au Gaec du Champ Fleury, l’ambiance des stabulations est d’un calme olympien. Pourtant, dans chacun de ces élevages d’Ille-et-Vilaine, plus de 150 vaches sont présentes. « Avec le robot de traite, les vaches vivent à leur rythme, apprécie Olivier Quenouillère, l’un des trois membres du Gaec de Kerdeune, à Tinténiac (35). Il n’y a plus d’horaires de traite imposés, moins de hiérarchie dans le troupeau. C’est sans doute pour ça que les vaches se font bien au changement de mode de traite ». Les éleveurs aussi sont plutôt contents de leur choix.

Si améliorer le bien-être de leurs animaux est un plus, c’est une réflexion sur leur organisation de travail qui a amené ces deux Gaec à robotiser la traite. « Avant nous étions cinq associés. Deux départ en retraite ont été partiellement compensés par l’embauche de deux salariés. Mais notre activité de méthanisation a été lancée au même moment, retrace Franck Perrodin, du Gaec du Champ Fleury, à Liffré (35). Avec 160 vaches, la traite c’était 2 heures et demi à chaque fois. On saturait en termes de travail et de fatigue physique ».

S’il y a six mois, le jeune éleveur et ses associés n’ont pas hésité à franchir le pas de la robotisation, c’est qu’ils en avaient déjà apprécié les bienfaits pour la distribution de l’alimentation. « Il y a 18 mois, notre désileuse automotrice a pris feu. Pour la remplacer, nous avons choisi un robot de distribution Lely Vector, explique l’éleveur. On y a gagné en efficacité alimentaire et en temps de travail. Ça nous a convaincus de l’intérêt de la robotisation ».

Gaec de Kerdeune Pascal Thébaut et Olivier Quenouillère, du Gaec de Kerdeune, à Tinténiac (35). (©Cécile Julien)

Au Gaec de Kerdeune, c’est lors d'un changement de générations des associés que la question de l’organisation de la traite s’est posée. « Deux des cinq associés allaient bientôt partir. À trois pour 150 laitières, plus les cultures et le troupeau allaitant, c’était impossible de tout faire », explique Pascal Thébaut. En 2011, deux stalles Astronaut A4 sont installées. Ce mode de traite évolutif facilitera, l’arrivée d’Olivier, l’an dernier. La stabulation était trop petite pour réunir les deux troupeaux, pourtant elle est toujours fonctionnelle. Elle a donc été conservée.

Une seconde stabulation, plus petite, est venue la compléter. Elle accueille d’abord le troupeau d’Olivier, le temps que les microbismes s’équilibrent puis elle sera réservée aux primipares. Dans le premier bâtiment, une stalle A5 a été installée, tandis que la A4 a rejoint le nouveau bâtiment. « Comme le A5 est moins bruyant, les vaches vont plutôt vers celui-ci, remarque Olivier Quenouillère. On le privilégie pour faire passer les génisses car c’est plus facile pour le premier branchement ».

Une autre approche du métier

S’ils apprécient la souplesse d’organisation que procure la robotisation, les éleveurs reconnaissent avoir dû revoir leur organisation. En effet, le travail d’astreinte a diminué depuis l’installation des robots pour être remplacé par de la surveillance et du suivi technique. À chaque éleveur de s’approprier le logiciel, pour ne pas se noyer sous la masse d’informations et ne valoriser que celles qui lui sont réellement utiles. « Les alertes de production et de rumination nous permettent d’intervenir tôt, parfois avant les signes cliniques », apprécie Olivier Quenouillère.

Avec un robot, se pose aussi la question de la gestion des alarmes. Pour éviter qu’il n’y en ait trop la nuit, chacun peut les paramétrer. « Si je suis appelé entre 21 h et 6 h 30, c’est que le robot ne peut plus traire. Pour les autres alarmes, moins urgentes, elles arriveront le matin », explique Franck Perrodin, qui reconnaît avoir pris l’habitude de vérifier les niveaux et d’anticiper le changement des pièces d’usure.

Les innovations du Lely Astronaut A5

« L’Astronaut A4 ne date que de 2010 mais dès 2012 nos équipes ont réfléchi à son évolution pour améliorer le confort des vaches, la facilité d’utilisation et la consommation d’énergie », explique Hervé Clautour, responsable produit robot de traite chez Lely France. Après 2 millions de traites de validation, l'Astronaut A5 est commercialisé depuis le 10 avril.

Bras i-Flow de l'Astronaut A5 En associant un vérin hydraulique à deux vérins électriques, le nouveau bras de traite I-Flow est plus précis, plus silencieux et surtout moins énergivore. (©Cécile Julien) Pour le repérage des trayons, un laser de 2e génération, autonettoyant, et une puissance de calcul améliorée permettent aux manchons de se positionner rapidement et précisément. Ce même laser vérifie en fin de traite la bonne pulvérisation des trayons. 2 cm de hauteur de branchement ont été ajoutés pour s’adapter aux mamelles les plus hautes.

« Son confort fait que les vaches viennent plus souvent. L'A5 affiche une moyenne de 2,8 traites/vache/jour (NDLR : contre une moyenne tous robots entre 2,6 et 2,7) chiffre Hervé Clautour. La traite est aussi plus rapide, ce qui permet de traire une à deux vaches de plus par stalle ». Côté confort de l'éleveur, l’interface est plus intuitive, avec des menus qui simplifient certaines tâches comme la première traite ou le tri des animaux. Dans l’armoire de contrôle, des diodes lumineuses facilitent la détection des pannes. L’entretien est plus aisé grâce au bras qui sort complètement et un accès direct à l’unité centrale. « Les sept pièces qui causaient le plus de pannes dans les A4 ont été changées », rassure Hervé Clautour.

Avec cet A5 plus fiable et à la maintenance facilitée, Lely avance une diminution de 15 % du coût de maintenance. Si la marque néerlandaise assure un retour sur investissement plus rapide, l’entrée de gamme du A5 débute à 105-110 000 euros, prix auquel s’ajouteront les options choisies (comme le Météor pour nettoyer les pattes).

Des portes ouvertes

Le Gaec du Champ Fleury ouvrira ses portes les jeudi 7 et vendredi 8 juin pour rencontrer les éleveurs équipés de trois Lely Astronaut A5, un robot d’alimentation Lely Vector et d'une unité de méthanisation. Rendez-vous à partir de 10h, lieu-dit le Bas Champ Fleury à Liffré (35).

Franck Perodin Franck Perrodin, l’un des trois associés du Gaec du Champ Fleury, à Liffré (35).

Franck Perrodin témoigne de son expérience avec l'Astronaut A5 dans la vidéo publiée sur la chaîne YouTube de la marque.


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