Imprimé le 21/09/2018 12:55:01

Soigner autrementQuatre ingrédients pour débuter en médecine naturelle

| par Nathalie Tiers | Terre-net Média

Ils sont sans danger, accessibles à tous et bon marché. Ils agissent comme un soutien à la santé générale de l'animal, davantage que contre une pathologie particulière. Quatre ingrédients et une recette pour faire ses premiers pas en médecine naturelle.

Message de la rédaction : 
Cet article a été retiré le 20/03/2018 à 12h08 sur demande du SIMV, Syndicat de l’industrie de la santé animale, car il contrevenait à plusieurs dispositions règlementaires.
Pour plus d'explications nous vous reproduisons ci-dessous le texte du courrier reçu. 
Et pour répondre aux besoins des lecteurs éleveurs, car c'est notre premier objectif, nous travaillerons prochainement à un autre article sur le sujet, qui sera fait dans le respect de la règlementation en vigueur vis-à-vis de la médecine vétérinaire et des médicaments vétérinaires.

Courrier du SIMV : 
« Les éléments figurant dans votre article Vinaigre de cidre, miel, argile et chlorure de mg sont des remèdes naturels contreviennent à plusieurs dispositions réglementaires.
Je souhaite vous les rappeler ci-après, et en conséquence vous demande de bien vouloir retirer votre article.
 
Au titre du code rural et de la pêche maritime (CRPM) 
Exercer la médecine, qu'elle soit dit "naturelle" ou non, est un acte de médecine vétérinaire. L'article L.243-1 du CRPM définit l'acte de médecine des animaux comme "tout acte ayant pour objet de déterminer l'état physiologique d'un animal ou d'un groupe d'animaux ou son état de santé, de diagnostiquer une maladie, y compris comportementale, une blessure, une douleur, une malformation, de les prévenir ou les traiter, de prescrire des médicaments ou de les administrer par voie parentérale".
 
Les informations que vous diffusez constituent un acte illégal de médecine vétérinaire et une incitation par les lecteurs à l'exercice illégal de la médecine vétérinaire.
 
Au titre du code de la santé publique (CSP) 
L'article L.5111-1 du CSP indique : "On entend par médicament toute substance ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l'égard des maladies humaines ou animales, ainsi que toute substance ou composition pouvant être utilisée chez l'homme ou chez l'animal ou pouvant leur être administrée, en vue d'établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier leurs fonctions physiologiques en exerçant une action pharmacologique, immunologique ou métabolique."
 
Les médicaments vétérinaires sont soumis à autorisation de mise sur le marché (AMM) qui garantit l’efficacité du médicament, l’innocuité pour l’animal (et pour l’utilisateur), la sécurité du consommateur éventuel et la qualité du médicament. Il existe plusieurs spécialités autorisées avec AMM à base de chlorure de magnésium et de sodium pour réhydrater les veaux à diarrhée par voie orale, qui ne sont pas soumises à prescription par un vétérinaire et donc peuvent être achetées par les éleveurs dans n'importe quelle pharmacie d'officine. Ces spécialités présentent les garanties de l'AMM. Les informations portées dans votre article sur des substances à base de magnésium (Mg) et de sodium (Na) ne respectent pas les conditions de l'AMM d'utilisation de ces produits présentés comme des médicaments. Cela peut faire courir un risque pour les animaux traités, par exemple en raison de concentrations/compositions inadaptées ou/et de qualités de matières premières non maîtrisées. 
Pour le miel sur les plaies : l'Agence nationale du médicament vétérinaire a précisé dans une note de 2011 (cf le site internet de ANSES-AMNV - rubrique "produits frontières") qu'elle qualifie de médicaments vétérinaires les produits destinés à être utilisés sur les plaies (et les muqueuses), car une évaluation dans le cadre de l'AMM est indispensable au regard des risques septiques susceptibles d'être liés à un défaut d'efficacité. 
 
En conclusion, votre article qui incite à l'exercice illégal de la médecine vétérinaire et à un usage de produits répondant à la définition de médicaments sans être pour autant bénéficiaires d'une AMM, et qui n'en présentent donc aucune des garanties d'efficacité et d'innocuité, doit être retiré pour ne pas vous exposer à d'éventuelles poursuites judiciaires. »

  


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