Imprimé le 25/09/2020 22:02:33

EnrubannageLe plastique, c'est fantastique !

| par | Terre-net Média

L'enrubannage est une technique de conservation des fourrages venue du nord de l'Europe, qui se développe en France depuis la fin des années 80. Le point sur l'origine de cette pratique et sur le marché des enrubanneuses.

kuhn SW 4014 La Kuhn SW 4014 pour balles rectangulaires a été récompensée par plusieurs prix internationaux pour sa fonction AutoLoad, qui assure un enrubannage automatique et sans interruption. (©Kuhn)

Le saviez-vous ? L’enrubannage est directement dérivé de la palettisation industrielle sous plastique. Les éleveurs de bovins allaitants et d’ovins, avec des prairies permanentes en zones défavorisées (géographiquement et climatiquement), ont été les premiers à se lancer dans l’aventure.

Une technique de plus en plus efficace

Dès le début, ce mode de récolte et de conservation des fourrages s’est aussi développé dans certaines régions laitières, où la fenaison était délicate, au Pays-Basque et dans les Vosges entre autres.

Depuis, son efficacité s’est considérablement améliorée avec l’automatisation du procédé, le recours aux films larges et à deux bobines en simultané et bien sûr l’arrivée des presses enrubanneuses.

Certes, comparé aux autres techniques, l’enrubannage représente un surcoût à la récolte mais, avec une utilisation rationnelle, il est compensé par l’économie réalisée sur l’aliment complémentaire.

Traçabilité du fourrage

Selon Sébastien Vallas, directeur marketing chez John Deere France, l’enrubannage est utilisé aujourd’hui de deux manières principalement :

- en dépannage. Dans ce cas, c’est une pratique complémentaire à l’ensilage d’herbe ou pour récolter une coupe tardive, qui ne peut plus être valorisée en foin.

- en technique principale pour effectuer la première coupe de printemps. Les arguments mis en avant : plus de souplesse dans la date de récolte, aucune dépendance à un chantier complexe, meilleure appétence…

L’enrubannage permet aussi une traçabilité du fourrage. Et il est facile de constituer des stocks et leur qualité reste optimale tout au long de l’année. Un gage de sécurité. « Les enrubanneuses solos se sont généralisées dans les secteurs à fort potentiel élevage, sans aucune appellation », explique Mickaël Murer, chef produit enrubannage chez Kuhn.

« Là où l’ensilage est courant, comme dans l’ouest de la France, la tendance est plutôt aux presses combinées. »

Les presses combinées en croissance

De nombreux constructeurs proposent une large gamme de machines : des enrubanneuses pour balles rondes en poste fixe aux modèles traînés pour grandes balles carrées, à destination des ETA. « Toutefois, le marché pour les éleveurs installés en individuel est cyclique, car corrélé à la qualité du fourrage récolté. Mais globalement, nous sommes sur un marché mature. Celui des presses combinées par contre est en croissance », complète Mickaël Murer.

D’une façon générale, les évolutions actuelles sur ces matériels portent sur la réduction du temps de travail et de la consommation de films. C’est pourquoi Kuhn propose le double pré-étireur e-Twin. Sur ce système, les éléments coniques ont été positionnés pour que les deux bobines de film de 750 mm se superposent aux deux tiers. Les films, collés ensemble, forment une couche unique à la sortie du pré-étireur.

« D’autres solutions voient aussi le jour. Avec les filets B-Wrap par exemple, il est possible de stocker une balle de foin (fourrage sec) à l’extérieur sans avoir besoin de l’enrubanner. Les avantages, outre un coût un peu plus faible : pas de manipulation supplémentaire ni de machine additionnelle », conclut Sébastien Vallas. 


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