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ConsommationLa viande bio résiste au désamour anti-viande

| Afp

Paris, 30 juil 2014 (AFP) - La viande bio se porte bien et les volumes d'abattage ont résisté en 2013, en hausse de 2%, malgré un contexte de baisse généralisée de la consommation de viande, selon les professionnels.

troupeau de bovins viandeEntre 2005 et 2013, la production de viandes bio mesurée en abattages a augmenté de plus de 150%. (©Terre-net Média)

L'an passé, les abattages ont dépassé les 25.000 tonnes - toutes viandes confondues - dont les gros bovins également en hausse de 2% (4.748 tonnes), selon les données publiées mercredi par Interbev, l'interprofession du bétail et des viandes.

Les abattages de porcs ont même augmenté de 5% et si ceux de veaux et d'ovins ont diminué de 2%, les professionnels se félicitent de ces résultats « dans un contexte difficile de diminution des abattages et de la consommation » de viandes conventionnelles.

Entre 2005 et 2013, la production de viandes bio mesurée en abattages a augmenté de plus de 150%. Par contraste, en 2013, les abattages de viande bovine conventionnelle ont baissé de 6% en 2013 en moyenne (et même 11% chez le plus puissant opérateur du secteur, Bigard, 43% des abattages en France), accompagnant le recul régulier de la consommation depuis une dizaine d'années (dont -2,5% en 2013).

En 2012, la part du bio a franchi le million d'hectares dans près de 25.000 exploitations et désormais un tiers des exploitants bio sont éleveurs.

Le marché du bio a été multiplié par 4 en 15 ans

La grande distribution constitue « la plus grande boucherie bio de France » et commercialise la moitié des volumes vendus contre 15% en boucheries artisanales et 14% en magasins spécialisés.

Le marché du bio a été multiplié par 4 depuis 1999 (plus de 4 milliards d'euros en 2012), dont 345 millions pour la viande (169 millions pour la viande bovines).

Néanmoins, note Interbev, « le problème de la valorisation des animaux dans les filières bio » reste d'actualité, une partie des bovins élevés en bio terminant dans le circuit conventionnel pour répondre aux besoins non couverts. Et ce alors que les cours baissaient en conventionnel au deuxième semestre.

En ovins, la filière a souffert d'une grave pénurie d'animaux en partie commercialisés en conventionnel : alors que son cheptel augmentait de 2% en 2013 ses abattages se sont à peine maintenus, reculant même légèrement (-2%).

Enfin en porcs, le nombre de conversions très importants ces dernières années s'est tassé, les professionnels réfléchissant à une valorisation de l'ensemble de la carcasse et au maintien de prix d'achat viables pour les éleveurs.


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