Imprimé le 31/03/2017 02:34:43

Relance de la production de porcsLa Fnp dresse l'inventaire des clés de la réussite

| par | Terre-net Média

La Fédération nationale porcine tiendra son assemblée générale le 10 juin prochain à Paris avec pour thème la relance de la production de porcs en France.

En France, la production porcine a de nouveau reculé en 2013, perdant 2,1 % de son cheptel reproducteur, soit 23.000 truies, une baisse cependant moins marquée que l’année précédente (- 3,2 %), selon la Fnp. « Les abattages ont reculé de près de 2 % sur l’ensemble du territoire et de 2,6 % en zone Uniporc Ouest, soit l'équivalent de près de 8.000 porcs par semaine. C’est la troisième année consécutive de baisse de la production. Sur trois ans, le recul de l’offre atteint 4 %, avec 1 M de porcs de moins abattus qu’en 2010 ».

L’embargo russe a fait perdre aux éleveurs environ 20 cts : 10 cts perdus par la chute du cours en février et 10 cts qui auraient dû être gagnés sur cette même période.

Ceci dit, malgré l’embargo imposé par la Fédération de Russie, les cours du porc sont redevenus supérieurs, ces dernières semaines, à leur niveau de 2013. La raison : une production en baisse en France et la diarrhée épidémie porcine qui sévit outre-Atlantique où elle réduit l’offre d’animaux disponibles à l’export.

Ag de la FNP le 10 juin prochain

La Fédération nationale porcine a présenté le programme de son assemblée du 10 juin prochain. Elle se tiendra à Paris avec au programme "La relance porcine : les clés de la réussite".

Toujours aussi sensible à la moindre perturbation, la conjoncture du marché du porc est néanmoins plus favorable que les années passées. Les prix de l'aliment sont inférieurs de 20 points à leur niveau de 2013 (Impampa) mais ils restent élevés.

La réussite d'une relance de la production ne peut reposer que sur des élevages compétitifs et une réglementation franco française davantage en phase avec celle en vigueur dans l’Union européenne.

Ceci dit, notons quelques signaux encourageants. Un régime d’enregistrement a été créé en 2013, intermédiaire entre le régime de déclaration (pour les élevages de moins de 450 porcs) et le régime d’autorisation et une nouvelle procédure de contrôle des caillebotis est expérimentée. Par ailleurs, le retour à des pratiques salariales moins discriminantes en Allemagne pourrait rendre l’abattage des animaux moins avantageux Outre-Rhin.

Dans l'immédiat, « si le prix du porc pouvait progresser sur 2014 en bénéficiant d’opportunités, avec en parallèle une détente de l’aliment telle qu’entamée en 2013, les éleveurs de porcs pourraient enfin espérer une année positive. Il faudra que ce soit durable pour combler les pertes passées et investir dans l’avenir », note la Fnp.

« Mais un souci sanitaire dans un coin de la planète rebat aujourd'hui clairement les cartes en modifiant les parts de marchés des différents opérateurs. Rien n’est donc jamais figé ! En outre, le malheur des uns ne fait le bonheur des autres que tant que ces autres ne sont pas eux-mêmes touchés… Croisons donc les doigts pour que l’avance de la filière porcine française dans le domaine du sanitaire nous permette de ne bénéficier que du meilleur. »

 


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